Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 07:01

La Lionne et l'Ourse

3553512972_8c405e4429.jpg

Mère Lionne avait perdu son fan.
Un chasseur l'avait pris. La pauvre infortunée
Poussait un tel rugissement
Que toute la Forêt était importunée.

8318761390_543caac1bf.jpg

La nuit ni son obscurité,
Son silence et ses autres charmes,
De la Reine des bois n'arrêtait les vacarmes
Nul animal n'était du sommeil visité.

5488537960_667ce1737e.jpg


L'Ourse enfin lui dit : Ma commère,
Un mot sans plus ; tous les enfants
Qui sont passés entre vos dents
N'avaient-ils ni père ni mère ?
- Ils en avaient. - S'il est ainsi,
Et qu'aucun de leur mort n'ait nos têtes rompues,
Si tant de mères se sont tues,
Que ne vous taisez-vous aussi ?
- Moi me taire ! moi, malheureuse !

3477162584_69d9389c3d.jpg


Ah j'ai perdu mon fils ! Il me faudra traîner
Une vieillesse douloureuse !
- Dites-moi, qui vous force à vous y condamner ?
- Hélas ! c'est le Destin qui me hait. Ces paroles
Ont été de tout temps en la bouche de tous.
Misérables humains, ceci s'adresse à vous :
Je n'entends résonner que des plaintes frivoles.
Quiconque en pareil cas se croit haï des Cieux,
Qu'il considère Hécube, il rendra grâce aux Dieux.

Extrait du Livre X de Jean de La Fontaine | 26 vers
(images du net)
Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans FABLES DE LA FONTAINE
commenter cet article
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 06:31

Deux beaux bébés

Il arrive quelquefois au cours d'une randonnée de rencontrer un chien qui veut nous suivre. Si une randonneuse trop amicale le caresse il est souvent difficile ensuite de s'en débarrasser. Un chien nous avait suivi toute une journée lors d'une sortie en Dordogne. Il était visiblement habitué à ce petit jeu puisqu'il lui arrivait de nous devancer et de nous montrer le chemin, il nous a quitté un peu avant la fin du parcours pour rentrer chez lui.

Là, c'était plutôt insolite, du jamais vu.

J'étais en reconnaissance de parcours avec Nicole quand en traversant un château, nous apercevons un poney et un poulain occupés à manger des feuilles de vigne. La vendange était déjà faite. Ils sont beaux. Nous nous arrêtons toutes les deux pour les caresser. On aurait peut être pas dû. Car ils nous ont très vite adopté, surtout le poulain, car il nous a suivi. On a essayé de lui dire non. Il s'est bien arrêté un moment mais très vite il est arrivé au galop en compagnie du poney.

Que faire dans ce cas là ? Il y a bien un pré avec une clôture électrifiée tout autour. On a cherché d'où ils avaient bien pu s'échapper et nous n'avons pas trouvé. J'ai fini par trouvé l'ouverture, deux poignées plastiques isolantes avec au bout deux crochets, j'ai réussi à ouvrir et Nicole avec des mots tendres (allez ma puce) a réussi à faire rentrer le poulain et son copain le poney. 

Si ce n'était pas le bon pré, les propriétaires doivent tous se connaître et auront fait le nécessaire pour récupérer leurs bébés.

Sincèrement je me demande jusqu'où ils nous auraient suivi. C'était vraiment une jolie rencontre.

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans LES INSOLITES
commenter cet article
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 06:58

DICTON DE LA RANDONNEE

10 OCTOBREGHISLAIN

ou

19 VENDEMIAIRE TOURNESOL

A la Saint Ghislain, n’attends pas la Saint Glin-Glin pour partir sur les chemins, dès ce matin après le câlin, prépare toi un sandwich de Saint-Paulin et pars sur les chemins aquitains, tu verras des moulins, des poulains, du lin et des pins.

 

  La Saint Glin-glin - Mickey 3D

 

 

Tu le sais bien que je t'attends
Que tu me manques si souvent
Même si c'est très enrichissant
Je me sens bien seul à présent
Chiche que tu ne reviens jamais
J'mise pas un clou sur le passé
Même si c'est moi qui suis pas bien
J'attendrai pas la saint glin-glin

Toutes les choses dont je rêvais
Ne me sont jamais arrivées
Me restent mes yeux pour pleurer
Ma guitare pour les oublier
Oui mais lorsque je la saisis
Me reviennent les mélodies
Celles que nous chantions sur ton lit
À poil au milieu de la nuit
Je ne voyais pas la vie comme ça
Moi je la voyais avec toi
Il a fallut que l'on se noie
Sous des tonnes de n'importe quoi

Tu le sais bien que je t'attends
waouuum waouuum (vocalise)
Que tu me manques si souvent
waouum waouum
Même si c'est très enrichissant
Je me sens bien seul à présent
Chiche que tu ne reviens jamais
J'mise pas un clou sur le passé
Même si c'est moi qui suis pas bien
J'attendrai pas la saint glin-glin
La saint qui?

Toutes les choses dont je rêvais hein?
Ne me sont jamais arrivées
Me restent mes yeux pour pleurer
Ouais... et un mouchoir
Ma guitare pour les oublier
hé ouais, qu'est-ce-qui dit?
Oui mais lorsque je la saisis
Tu la saisis
Me reviennent les mélodies
Ouais j'comprends là
Celles que nous chantions sur ton lit
...Sur mon lit
À poil au milieu de la nuit
à poil à... miami?
[...] Mélanie
Je ne voyais pas la vie comme ça
Moi je la voyais avec toi
Avec moi?
Il a fallut que l'on se noie
Sous des tonnes de n'importe quoi
Tu sais pas nager...

Tu le sais bien que je t'attends
Tu le sais bien que je t'attends
Pis pour toi, pis pour toi
Tu le sais bien que je t'attends
Pas toujours, pas toujours
Tu le sais bien que je t'attends
pérature; regardes, le thermomètre est si bas qu'on marche dessus
Tu le sais bien que je t'attends PAX

Ah non là non non putain t'es dégueulasse là ouais
Nooonnon t'abuses là oh non là j'veux bien
J'veux bien que tu t'foutes de ma gueule eh sur mon mon mon morçeau tu vois Ouais c'est ouais..
C'est un morçeau sérieux je j'veux bien qu'tu dises des p'tites... Eh ouais Ah su.. ..pax c'est trop
Mais pas tan tanp' non tampax c'est dégeulasse Ah ouais c'est.. c'est... c'est bon
On eh on va arrêter bordel ouais
Parce que t'étais pas drôle comme mec hum...
d'accord

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans DICTON DU JOUR
commenter cet article
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:21

A Castets-en-Dorthe, il y avait des fleurs

crocus d'automne

Connaissez-vous le bouillon blanc que nos grands-mères utilisaient pour faire mûrir les furoncles ?

de très beaux cosmos

A Castets-en-Dorthe, il y avait des fruits

 

il y avait aussi un grand champ de kiwis, ils sont vraiment gros, il ne faut pas y toucher

A Castets-en-Dorthe, il y avait une bébette

Mais que faisait madame la taupe (c'est peut être monsieur) au milieu du chemin, faites attention de ne pas lui marcher dessus (j'ai quand même l'impression qu'elle n'était pas en grande forme).

A Castets-en-Dorthe, il y avait des insolites

André voulait nous offrir à boire

késaco ?

une pompe originale

un drôle d'avion tout noir

Merci Christian pour cette magnifique randonnée, j'ai fait le plein de photos, j'en ai pris plein les yeux, j'aime beaucoup cet endroit de la Gironde.

Il y aura un article supplémentaire avec des photos envoyées par une amie prises à une autre période de l'année, vous serez très surpris. 

A bientôt

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans RANDOS TPB
commenter cet article
8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 08:17

Sur les bords du Canal de Garonne

Il est temps de repartir après avoir repris des forces. Nous devons rejoindre maintenant les bords du Canal de Garonne, que nous appelons toujours le canal latéral, il faut perdre cette habitude ; le Canal de Garonne c'est quand même plus joli.

Mais avant d'arriver sur les bords du canal nous passerons près de plusieurs oseraies, ce orange est superbe et amène encore plus de soleil à cette randonnée.

Un passage d'écluse, il faut attendre que le bassin se remplisse pour que le bateau poursuive sa promenade

une belle demeure qui veut se cacher

 voilà nous y sommes

encore des oseraies

j'habiterai bien dans cette maison moi !

admirez l'alignement des arbres

un peu de l'automne sur le sol

Le Canal de Garonne permet avec le Canal du Midi de relier la mer Méditerrannée à l'Océan Atlantique. Il est long de 193 km, possède 53 écluses dont 3 à Castets.

un restaurant sur l'eau, c'était bruyant, il y avait beaucoup de monde

La dernière écluse permet de rendre le canal accessible à la navigation sur la Garonne et inversement.

Il a été construit dans les années 1838 à 1856 pour parfaire l'oeuvre de Pierre-Paul Riquet

Voilà, la randonnée est terminée. Nous revenons à nos voitures les yeux pleins de belles choses surtout pour ceux qui ont pris le temps de regarder, pas sûre que le groupe de tête qui a marché sans s'arrêter tout l'après-midi a tout vu. Je suis restée loin derrière avec un petit groupe qui a demandé plusieurs fois des arrêts mais en vain, aucune pause technique (comme on dit, c'est mieux que de dire que l'on a envie de faire pipi, n'est ce pas les amies ?). C'est le seul hic de la journée.

Demain pour le dernier article sur le sujet il y aura des fleurs, une bébette et autres insolites.

Bonne journée à tous

Réponse pour le film d'Hitchkok : la mort aux trousses avec Cary Grant

 

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans RANDOS TPB
commenter cet article
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:00

C'est encore l'été à Castets-en-Dorthe

il y a du brouillard, cela signifie beau temps

9èmesiècle : Castets (qui signifie château) se serait vu adjoindre le mot «en-Dorthe ». En effet c’est l’époque à laquelle Charlemagne fait construire un palais à Cassinigilum ou Casseuil et où l’on bâtit des demeures de seigneurs de sa cour qui servaient aussi de défenses contre les Barbares ou autres envahisseurs. On peut imaginer  la destruction du village à cette époque car on n’a retrouvé aucune trace d’archives de l’époque.


C'est à Castets-en-Dorthe que vivait la famille paternelle de François Mauriac, célèbre écrivain, où son grand-père était tonnelier.

Ses habitants sont appelés les Casteriots

au fond à gauche un pont style Eiffel qui n'est pas d'Eiffel

Dimanche 6 octobre 2013. Randonnée de 20 km à Castets-en-Dorthe (pour les non girondins, prononcez bien toutes les lettres - castetss) animée par Christian P. pour 28 participants. Nous ne sommes pas nombreux, sans doute parce que c'est assez loin. Moi je tenais absolument à faire cette randonnée, je savais que je ne serais pas déçue par le décor. J'ai fait une centaine de photos, de quoi alimenter 3 articles. Alors soyez patients, vous verrez tout et vous aurez envie d'y aller.

Le matin nous longerons essentiellement la Garonne et nous ferons le retour le long du Canal de Garonne.

C'est justement à Castets-en-Dorthe que l'on peut assister à l'union de la Garonne et du Canal de la Garonne.  Endroit magique et magnifique même sous le brouillard.

nous traversons le canal en hauteur

on suit un peu le canal pour aller voir le château

Avant de rejoindre la Garonne nous allons admirer le château de Hamel appelé également château de Castets-en-Dorthe.

Le château est fièrement campé au dessus de la jonction Garonne/Canal et offre un point de vue hors du commun, les bâtiments actuels sont du XVI° siècle et reposent sur les fondations d'un lieu fortifié. Il a été construit au XIV ème siècle par Raymond Guilhem de Goth, neveu du pape Clément V. Jadis, les fortifications du bourg étaient réunies à celle du château par un mur dont on ne trouve plus que de faibles restes.
 
voilà la belle Garonne
De cette forteresse construite en 1314, il ne reste que peu de chose, parce que de nombreuses modifications y ont été faites à la fin du XVI siècle par Jean de Fabas, à qui on doit probablement les différents bastions triangulaires tournés vers le bourg. Ceux qui devaient protéger les autres côtés de la forteresse, ont été rasés. Henry IV y séjourna en 1585. A la fin du XVII siècle, un membre de la famille du Hamel a donné au château l'aspect que nous lui voyons aujourd'hui. Classé monument historique, il est habité par ses propriétaires et se visite uniquement sur rendez-vous.

nous aurons la Garonne à notre droite et les champs de maïs à gauche

      le soleil arrive et il va chauffer

     première pause, il est temps de se déshabiller

 comme un phare au loin qui ne nous quittera pas, nous le verrons souvent

une petite île sur la Garonne

il n'y a plus de passage entre les maïs et la Garonne

Nous arrivons sur le lieu prévu pour le pique-nique. Le moulin de Piis. Autour un joli parc bien aménagé dans ce décor.

Le moulin de Piis à BASSANNE (Gironde), est situé sur l'ancien lit de la Bassanne.

Fort probablement Piis comme beaucoup de moulins en pierre a été précédé d'un moulin en bois.

Juché sur sa motte il était protégé, entouré de douves et fortifié de palis et remparts en bois. Donc, face à face, deux mottes féodales protégeaient de chaque côté le passage sur la Garonne ce qui expliquerait alors la genèse de cet ancien moulin fortifié.

Aujourd'hui, motte et moulin sont encaissés dans la basse plaine. Les douves qui servaient aussi aux biefs d'amenée et de sortie d'eau sont envasées, tout comme le premier niveau du moulin qui aux XIIe et XIIe siècles était hors d'eau.

Il faut imaginer que la plaine s'est élevée d'au moins trois mètres d'épaisseur d'alluvions.

Autrefois perché sur sa motte, le moulin fortifié de surcroît, se détachait de la plaine comme une petite maison forte, sentinelle vigilante où, passants, voyageurs et pèlerins de Compostelle pouvaient se réfugier et acheter un petit sac de farine.

Des ferblantiers et camelots y vendaient des médailles de pèlerinage.

Les pèlerins qui longeaient le Dropt pouvaient prendre la voie de Vezelay à Coutures sur Dropt ou bien ils continuaient jusqu'à Gironde sur Dropt, pour traverser la Garonne et rejoindre la voie de Vezelay à Pondaurat.

Sa construction correspond aux dimensions classiques de moulins fortifiés comparables sur le Dropt. Le plan est un rectangle régulier, (1,5 x le carré) ; au dessus des roues et passages d'eau.

Le 2° niveau est occupé par les meules à grain, les bluteries et autres machines.

Le 3° niveau abritait le logis, également celui des gens de passage et hommes d'arme.

Au dernier niveau étaient stockés le grain et la farine.

La fortification soignée de Piis est sans équivoque. Une bretèche défend la porte d'accès, des latrines construites en encorbellement sur l'angle Est pouvaient servir de tourelle de défense, les meurtrières cruciformes ne laissent aucun doute sur sa fortification fin XIIIe s ou XIVe s.

Le moulin de Piis avait a son sommet un chemin de ronde couronné de mâchicoulis en crénelé avec des gargouilles qui chassaient les eaux de pluie de sa haute toiture rentrante.

Mais la particularité du système défensif doit son originalité à une grosse tour carrée placée à l'angle nord, face au danger le plus redouté : celui qui arrivait de la Garonne.

Bâtie en encorbellement sur un pied carré plein, l'accès à la tour depuis le premier étage donne sur des archères bien dégagées qui battent sur trois directions.

Cette tour, unique en Gironde, aurait été construite après coup... Début de la guerre de Cent Ans.

Au XVIe siècle la famille de Piis après avoir traversé la Guerre de cent Ans, possède toujours le moulin et la seigneurie de Puybarban-Bassanne avec le logis seigneurial de la paroisse que tient Jean de Piis et a conservé ce dernier, fait exceptionnel, jusqu'en 1828.

Le moulin a été désaffecté vers 1930 par son dernier meunier Ferdinand CASTAING.

Le logis occupé par des métayers est abandonné vers 1941, mais les deux étages les plus hauts servent de séchoir à tabac jusqu'en 1947, date à laquelle la toiture s'ouvre.

La municipalité de BASSANNE rachète le moulin pour le sauver d'une ruine imminente, une association des Amis du Moulin de Piis se constitue en 1999.

 Avant de repartir, pause pipi dans les maïs. Un petit avion le survole dans un bruit qui me rappelle un film hitchkokien. Saurez-vous lequel ?

 Connaissez vous le vime ? nous en verrons plusieurs champs. Attention moi j'ai connu les coups de vimes sur les mollets, aïe mémé c'est pas ma faute !

A suivre : quand est-ce qu'on retrouve le canal ?
en attendant moi je repars aux cèpes
décor
Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans RANDOS TPB
commenter cet article
6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 06:13

DICTON DE LA RANDONNEE

6 OCTOBREBRUNO

ou 

15 Vendémiaire  Âne

Jonzac 053

A la Saint Bruno, prend ta boussole pour trouver les 4 points cardinaux, dans ton sac mets des pruneauxc,  tu peux suivre différents canaux, prendre ta voix de soprano, faire des photos de belles fenêtres à meneaux, puis aller faire dodo.

 

  J't'aime bien - Bourvil et Pierrette Bruno


Je voulais t' parler depuis longtemps
Je n' sais pas si c'est bien le moment
Tant pis si j' l' dis maladroitement :
Ben, voilà, je t'aime bien.
Chaque fois que j' te vois dans l'embarras,
J'aimerais pouvoir te sortir de là.
Et, bêtement, je pense que ça t'aidera
Si j' te dis : Je t'aime bien

- Ô Capucine...
- Ô Casimir...
- Euh...
- Quoi ?
- Ben, y fait chaud.

Quand, des fois, tu fais une tête comme ça,
Y en a d'autres qui se moqueraient de toi
Mais, moi, si j' suis la seule qui n' rit pas,
C'est parce que je t'aime bien.

Capucine, je n' m'attendais pas...
A c' que tu m' dises tout ça.
T'as dû voir que si j' te parlais pas,
J'étais toujours là, quand t'étais là.
Alors, je m' disais : Elle  comprendra,
Moi aussi, je l'aime bien.

Un jour , tu m'as appelé "mon lapin"
Ça a fait rigoler tous mes copains.

J'ai vu dans tes yeux un peu d' chagrin
Et depuis, qu'est-c' que j' t'aime bien !

- Ô Casimir...
- Ô Capucine...
- Euh...
- Quoi ?
- Ben, y fait froid.

Ceux qui pourraient te voir maintenant
Diraient "Elle a une tête d'enterrement"
Mais moi, je sais qu' t'es heureuse en-d'dans
Parce que je t'aime bien

Casimir, je n' m'attendais pas
A c' que tu m' dises tout ça
La première fois, ton nom m'a fait rire
Et pourtant, ça m' f'rait rudement plaisir
D'appeler notre premier fils Casimir
Parce que je t'aime bien

A propos, je te l'ai jamais dit ;
Mais, moi qui ne suis pas dégourdi,
Ben, j'ai fait des rêves un peu hardis
Parce que je t'aime bien

- Oh ! Casimir...
- Oh ! Capucine...
- Euh...
- Quoi ?
- Ben, là, j'ai chaud.

Mais tu vois, en réfléchissant bien,
Quand je dis que c'est à toi que j' tiens,
C'est pas tellement parce que j' t'aime bien...
- C'est pour quoi alors ?
- C'est parce que j' t'aime...

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans DICTON DU JOUR
commenter cet article
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 07:00

DICTON DE LA RANDONNEE

5 OCTOBREFLEUR

ou

14 VENDEMIAIRE  RESEDA

 ILE DE BREHAT

A la Sainte Fleur, il est l’heure monseigneur d’aller cueillir des fleurs, pourquoi pas du réséda de toutes les couleurs, ensuite prenez votre air ensorceleur et allez les offrir à ma soeur.  

à qui je souhaite un très joyeux anniversaire

 

Une jolie fleur – Georges Brassens

 


 

Jamais sur terre il n'y eut d'amoureux
Plus aveugles que moi dans tous les âges
Mais faut dire que je m'étais crevé les yeux
En regardant de trop près son corsage

Refrain
Une jolie fleur dans une peau d'vache
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Le ciel l'avait pourvue des mille appas
Qui vous font prendre feu dès qu'on y touche
L'en avait tant que je ne savais pas
Ne savais plus où donner de la bouche

Refrain
Une jolie fleur dans une peau d'vache
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Elle n'avait pas de tête, elle n'avait pas
L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre
Mais pour l'amour on ne demande pas
Aux filles d'avoir inventé la poudre

Refrain
Une jolie fleur dans une peau d'vache
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Puis un jour elle a pris la clef des champs
En me laissant à l'âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean
N'ont pas pu me guérir de cette peste


Refrain
Une jolie fleur dans une peau d'vache
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mène par le bout du cœur 


Je lui en ai bien voulu, mais à présent
J'ai plus d'rancune et mon cœur lui pardonne
D'avoir mis mon cœur à feu et à sang
Pour qu'il ne puisse plus servir à personne


Refrain
Une jolie fleur dans une peau d'vache
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans DICTON DU JOUR
commenter cet article
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 06:56

  HISTOIRE DE MA GIRONDE

(11ème partie)

 Le-pressoir-ou-se-rassemblait-le-peuple.JPG

emplacement de la bataille de Castillon

De  1451 à 1469

Lorsque enfin l’armée française, en 1451, prenant une sérieuse offensive, commença la campagne de Guyenne, les châteaux forts ouvrirent leurs portes sans combattre ; les villes résistèrent davantage en stipulant toujours dans leurs capitulations la conservation de leurs franchises. Les Anglais, retirant à la hâte leurs garnisons, se concentrèrent dans les murs de Bordeaux ou aux environs. Castillon, Saint-Émilion, Libourne, Rions furent emportés, et le sire d’Orval s’avança avec une troupe de cavalerie à pou de distance de Bordeaux.

MP-045.jpg

Saint-Emilion

A son approche, les Anglais et les bourgeois, au nombre de dix à douze mille, sortirent des murailles, le maire à leur tête ; mais le sire d’Orval les ayant chargés rudement sur plusieurs points, les mit en déroute, couvrit la campagne de leurs morts et de leurs blessés, et conduisit à Bazas un grand nombre de prisonniers. L’été suivant, les comtes de Dunois, de Penthièvre, de Foix et d’Armagnac pénétrèrent en Guyenne par quatre côtés différents. Blaye se rendit.

MP 032

Rions

Les Anglais, à qui il ne restait plus dans toute la province que les places de Fronsac, Bayonne et Bordeaux, obtinrent un peu de répit en s’engageant à remettre ces trois villes aux Français si, à l’époque de la Saint-Jean, il n’était pas arrivé des troupes suffisantes pour tenir la campagne.

YP-009.jpg

Fronsac

Les renforts attendus ayant manqué, les garnisons de Fronsac et de Bordeaux mirent bas les armes. La capitulation passée entre les bourgeois de Bordeaux et le comte de Dunois portait :

1° Que la ville serait à jamais exempte de tailles, subsides et d’emprunts forcés ;

2° Que le parlement y serait établi pour toute la Guyenne ;

3° Que le roi y ferait battre monnaie. 

 Mais, en 1452, à la première nouvelle d’un débarquement en Médoc de quelques troupes commandées par Talbot, Bordeaux, sans calculer les chances de succès, arbora les couleurs anglaises, et la garnison française, prise au dépourvu, abandonna la ville ; les autres places suivirent l’exemple de la capitale. Charles VII, obligé de conquérir une seconde fois sa province, envoya ses généraux assiéger le fort de Castillon. Talbot et son fils volèrent au secours de la place ; l’action s’engagea sous ses murs ; tous deux y périrent avec un grand nombre de chevaliers de Guyenne et d’Angleterre. Après cette victoire, Charles ne rencontra presque plus de résistance. La garnison de Bordeaux demanda à capituler, et, malgré l’opposition des bourgeois, elle ouvrit ses portes au roi de France.

BORDEAUX les Parcs 035

Place des Quinconces à Bordeaux, située sur l'emplacement du Château-Trompette

La ville perdit ses privilèges ; elle fut imposée à cent mille écus d’or, et vingt seigneurs de la province furent condamnés à l’exil. Quant aux Anglais, il leur fut permis de se rembarquer et d’emmener avec eux tous les citoyens à qui il plairait d’émigrer. Charles VII plaça de fortes garnisons dans toutes les villes de la Guyenne, et, pour tenir Bordeaux en respect, il fit bâtir deux citadelles appelées l’une le Château-Trompette, et l’autre le fort du Hâ.

De graves modifications furent apportées alors dans la constitution des municipalités ; cependant, conformément au texte du traité, le parlement fut installé à Bordeaux la seconde année du règne de Louis XI, en 1462, et son ressort s’étendit sur les sénéchaussées de Bordeaux, Bazas, Agen, Condom, les Landes, Armagnac, Cahors, Limoges, Périgueux, Angoulême, Saintes et La Rochelle.

 

 

A suivre...

 

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans MA GIRONDE
commenter cet article
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 07:27

DICTON DE LA RANDONNEE

3 OCTOBREGERARD

VALLEE D'ASPE 103

vallée d'Aspe

A la Saint Gérard, ne participe pas à Fort Boyard si tu es trouillard, ne pars pas seul sur les chemins même si tu es débrouillard, sois prudent les jours de brouillard.

 

Le retour de Gérard Lambert  – RENAUD

 

 

Pas d'probléme la banlieue peut s'endormir tranquille
Y s'passera pas grand chose dans ses ruelles noires
Ce soir le fils maudit des grandes cités dortoirs
Est parti pour Paris dans sa Simca 1000

Y va y avoir du sang sur les murs de la ville
Alors cessez de rire charmante Elvire
Y a un espèce de chien un vieux loup solitaire
Qui s'dirige vers Paris son nom : Gérard Lambert

Lambert c'est un héros alors y peut pas mourir
Avec lui c'est l'retour de la grande aventure
Celle qui fait hurler celle qui fait frémir
Dans la nuit dans le vent et dans la froidure

Il est tranquille peinard au volant d'sa bagnole
Y s'écoute Capdevielle sur son autoradio
Musicalement il adore surtout les paroles
Quoique des fois y trouve qu'c'est pas assez intello

A travers l'essuie-glace y'en a qu'un qui fonctionne
Y' voit la pluie qui tombe sur le périphérique
L'a raté la sortie le v'là dans l'bois d'Boulogne
L'est complètement paumé dans ce lieu maléfique

Commence à paniquer et surtout y s'énerve
Il avait un rencart à Paris avec une meuf'
S'il arriv à la bourre il a perdu l'affaire
Y manquerait plus qu'y s'fasse arrêter par les keuf's

Ça fait maintenant une plombe qu'il se perd dans la nuit
Voilà l'brouillard qui tombe c'est normal c'est l'hiver
Pour l'ambiance d'la chanson faut des intempéries
Faut un climat sordide comme dans les films de guerre

Dans la lueur de ses phares tout à coup soudainement
Voit passer une silhouette sur le bord de la route
Enfin un être humain se dit-il en lui même
Je vais d'mander mon ch'min à cette âme en déroute

L'arrête sa Simca 1000 auprès d'un arbre en bois
Et à pieds dans la nuit sous la pluie qui ne cesse
S'enfonce dans la forêt poursuivant la gonzesse
Car c'en est une c'est sûr son instinct n'le trompe pas

Elle est jeune elle est belle toute vétue de rouge
Les cheveux ruisselants sur son visage d'ange
Bon sang ce dit Lambert le p'tit chaperon rouge
J'suis un loup solitaire qu'est que j'fais j'me la mange

Il imagine déjà dans l'panier d'la donzelle
Le petit pot de beurre pour grand mère et la galette
Manque de bol elle avait dans son panier d'dentelles
Deux pauv'petites madeleines et une demi-baguette

OK tu viens chéri pour toi ça s'ra dix sacs
A ces mots le Lambert flaira un peu l'arnaque
Il éclata la tête de cette créature
Et s'en fut dans la nuit vers d'autres aventures

Repost 0
Published by Mimi de Bruges - dans DICTON DU JOUR
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de mes-histoires-de-randos.over-blog.com
  • Le blog de mes-histoires-de-randos.over-blog.com
  • : Découverte de la randonnée en particulier en Gironde et quelques départements voisins. La randonnée permet aussi de faire de belles rencontres, de se faire des ami(e)s. C'est aussi de belles photos souvenirs qui alimentent mes albums.
  • Contact

Profil

  • Mimi de Bruges
  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. 
Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.
  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.

Texte Libre

Recherche