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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 07:37
DICTON DE LA RANDONNEE
17 AOÛTHYACINTHE 
ASQUES - nocturne 012
A la Saint Hyacinthe, si tu es enceinte la marche te fera du bien, si tu aimes trop l’absinthe sans aucune plainte tu n’en bois plus et sur la pointe des pieds tu sors de dessous ta courtepointe à l’aurore pour suivre sur les chemins le soleil, de son lever à son coucher.

L’Absinthe – BARBARA
 
Refrain
Ils buvaient de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
L' un s' appelait Verlaine,
L' autre, c' était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l' eau,
Toi, tu n' es pas Verlaine,
Toi, tu n' est pas Rimbaud,
Mais quand tu dis "je t' aime",
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud,
 
 
Pourtant que j' aime entendre,
Encore et puis encore,
La chanson des amours,
Quand il pleut sur la ville,
La chanson des amours,
Quand il pleut dans mon cœur,
Et qu' on a l' âme grise,
Et que les violons pleurent,
Pourtant, je veux l' entendre,
Encore et puis encore,
Tu sais qu' elle m' enivre,
La chanson de ceux-là,
Qui s' aiment et qui en meurent,
Et si j' ai l' âme grise,
Tu sécheras mes pleurs,
 
Refrain
Car je voudrais connaître,
Ces alcools dorés, qui leur grisaient le cœur,
Et qui saoulaient leur peine,
Oh, fais-les-moi connaître,
Ces alcools d' or, qui nous grisent le cœur,
Et coulent dans nos veines,
Et verse-m' en à boire,
Encore et puis encore,
Voilà que je m' enivre,
Je suis ton bateau ivre,
Avec toi, je dérive,

Et j' aime et j' en meurs,
Les vapeurs de l' absinthe,
M' embrument,
Je vois des fleurs qui grimpent,
Au velours des rideaux,
Quelle est donc cette plainte,
Lourde comme un sanglot,
Ce sont eux qui reviennent,
Encore et puis encore,
Au vent glacé d' hiver,
Entends-les qui se traînent,
Les pendus de Verlaine,
Les noyés de Rimbaud,
Que la mort a figés,
Aux eaux noires de la Seine,
J' ai mal de les entendre,
Encore et puis encore,
Oh, que ce bateau ivre,
Nous mène à la dérive,
Qu' il sombre au fond des eaux,
Et qu' avec toi, je meurs,

On a bu de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
Et je t' aime, je t' aime,
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud...
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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 07:43

DICTON DE LA RANDONNEE

16 AOÛTARMEL

MP 063-copie-1

A la Saint Armel, dans ton sac tu mets pêle-mêle, tes jumelles, tes lunettes, ta gamelle, tes caramels, tu vérifies tes semelles, sur les chemins de Compostelle, tu ramasseras peut être des coulemelles, mais si tu vois Gargamel alors là repose toi elles étaient hallucinogènes. 

 

Bonbons Caramels - Annie CORDY


Un jour de la Martinique
Nique, nique
Son pays
Une fille sympathique
Thique, thique
Vint ici
Avec le charme et la grâce
Un peu lasse de là-bas
Elle se fit une petite place
Comme ouvreuse de cinéma

Bonbons caramels, esquimaux, chocolat
Bonbons caramels, esquimaux, chocolat !

Sa démarche diabolique
Lique, lique
Prit les cœurs
Son accent typique
Pique, pique
Fit fureur
Si bien qu'à la fin de l'entracte
Le public manifestait
Indifférente au spectacle
Tout la salle réclamait

Bonbons caramels, esquimaux, chocolat
Bonbons caramels, esquimaux, chocolat !

Souriante et dynamique
Mique, mique
C'est inouï
Les pourboires fantastiques
Tique, tique
Qu'elle se fit...
La voilà propriétaire
D'un magnifique cinéma
Pour faire marcher les affaires
Tous les jours elle remet ça

Bonbons caramels, esquimaux, chocolat
Bonbons caramels, esquimaux, chocolat !


Cette histoire est authentique
Tique, tique
Voyez-vous
C'est un petit cas typique
Pique, pique
Voilà tout !
Car en tout état de cause
Ici-bas pour aller loin
Il ne faut pas faire grand chose
Pourvu qu'on le fasse bien

Bonbons caramels, esquimaux, chocolat
Bonbons caramels, esquimaux, chocolat !

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:20
 DICTON DE LA RANDONNEE
15 AOÛT MARIE 
VALLEE D'ASPE 188A la Sainte Marie, tu marcheras tout en admirant les Pyrénées sur le bord des Gaves
 
jamais taris puis tu iras visiter Oloron Sainte Marie .

 

Petite Marie - Francis CABREL
   

Petite Marie je parle de toi
Parce qu' avec ta petite voix
Tes petites manies tu as versé sur ma vie
Des milliers de roses
Petite furie je me bats pour toi
Pour que dans 10 000 ans de ça
On se retrouve à l' abri sous un ciel aussi joli
Que des milliers de roses
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
Et d' un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour
Petite Marie je t' attends transit
Sous une tuile de ton toit
Le vent de la nuit froide me renvoie la ballade
Que j' avais écrite pour toi

Petite furie tu dis que la vie
C' est une bague à chaque doigt
Au soleil de Floride moi mes poches sont vides
Et mes yeux pleurent de froid
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
Et d' un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour
Dans la pénombre de ta rue
Petite Marie m' entends-tu
Je n' attends plus que toi pour partir
Dans la pénombre de ta rue
Petite Marie m' entends-tu
Je n' attends plus que toi pour partir
Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
Et d' un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour
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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 12:52

Dernière série sur ce thème, il y en aura sans doute d'autres que je trouverai sur mon chemin et que je serai contente de capturer avec mon APN pour vous en faire profiter.

Alors pour en finir avec la plus belle, vue de l'autre côté, la fontaine aux chevaux de la Place des Quinconces à Bordeaux bien sûr.

BORDEAUX J PATRIMOINE 011 

 

GRIGNOLS 073

 à Grignols

 

  ST GERMAIN DU PUCH 117

 

 à Saint-Germain du Puch

LANDIRAS 007

 

 à Landiras

VILLEGOUGE 002

 à Villegouge

 

VILLEGOUGE 003

 la même à Villegouge, impressionnant ce lion aux sourcils froncés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 07:46
DICTON DE LA RANDONNEE
14 AOÛTMAXIMILIEN 
MP 007-copie-1
A la Saint Maximilien, profite de ce jour pour resserrer les liens avec les tiens, ensuite tu seras bien puis avec ton chien va sur les chemins de Saint Symphorien ou de Saint Vivien.
 
MAXOU – Vanessa PARADIS
 
L'amour plus fort que la mort
C'est dans les livres
Ca fait fort, c'est Max!
C'est comme dans les petits reflets d'or
Dans mes miroirs où s'endort
Max!...
O... Maxou, Maxou, Maxou, Maxou!

J'ai des tiroirs à trésors
Où je me cache quand je dors

L'amour plus fort que la mort
Je le connais, ça fait fort
C'est Max
C'est des images découpées
Que je colle dans mes cahiers
Blancs...

Maxou, Maxou, Maxou, Maxou!

Il habite a l'Est d'Eden
Il a une vie sans problèmes

Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Bien plus grand que la mort

Dites pas qu'il n'existe pas
Maxou, il est bien à moi
Il m'aime...
Il habite à L'Est d'Eden
Il sait bien que je l'aime
Max!

Maxou, Maxou, Maxou, Maxou!

J'ai des tiroirs à trésors
Ou je me cache quand je dors

Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Un tout petit maximun
Bien plus grand que la mort
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 11:07
Canal des Etangs des Landes (dont "canal des Porges") ou Le canal des étangs (canal de Lège)
LEGE 070Randonnée de 20 km animée par Danielle pour 19 participants à partir de l'église Saint-Pierre de Lège (bourg). Elle a été reconstruite en 1928 à l'emplacement d'une église vieille de plus de cinq siècles dont elle contient encore des vestiges (armoiries, chapiteaux). Elle est typique du caractère rural de Lège.
LEGE 001Danielle souffrant d'une jambe elle confie la première partie de la randonnée à Jacques et Gérard qui vons s'en sortir très bien (c'était facile hihihi). On rejoint Danielle près du canal où après s'être bien shootée aux antiflammatoires elle décide de nous accompagner et laisse sa voiture.
LEGE 007LEGE 009LEGE 010La randonnée va suivre le canal jusqu'au Porge, aux environs de la Jenny d'où nous faisons demi-tour et passons de l'autre côté du canal.
LEGE 020attention de pas glisser
LEGE 023mais oui Jean-Claude, ça descend et ça remonte (tu es flashé)
LEGE 027mince alors, mais qu'est ce qu'ils regardent ?
LEGE 030LEGE 031LEGE 032LEGE 033Le paysage est magnifique sur les deux rives. Le pique-nique sur l'emplacement d'une ancienne écluse est vraiment très agréable, j'y traque papillons et libellules assez facilement mais un peu loin, j'allais tout de même pas me mettre à l'eau pour vous faire les photos (n'est-ce pas Messire Merlin), j'ai fait ce que j'ai pu.
LEGE 035Il est un peu mité
LEGE 028L'eau du canal est très rouge et pas très appêtissante par endroit mais avec le vert des fougères, des bruyères et autres plantes aquatiques l'effet est vraiment superbe.
LEGE 051LEGE 047LEGE 060Creusé au milieu du 19ème siècle, le canal des étangs relie entre eux les lacs et étangs du littoral girondin avant de venir se jeter dans le Bassin d'Arcachon. Avant son percement, la région était soumise à de fréquentes inondations, en raison notamment de la présence en sous-sol d'une épaisse couche d'alios, sorte de grès particulièrement imperméable.
LEGE 055LEGE 065Récemment, il a été envisagé d'aménager le canal afin d'en faire une voie navigable destinée à la plaisance, mais le coût estimé d'une telle réalisation semble avoir mis un terme au projet. Il relie l'étang d'Hourtin et Carcans à celui de Lacanau (partie nord) et ce dernier au bassin d'Arcachon (partie sud appelée aussi "Canal du Porge")
Les raisons de sa construction : drainer les terrains marécageux et établir une petite navigation entre les étangs et le bassin d'Arcachon.
 Danielle va finir la randonnée avec nous et sera ramenée à sa voiture. J'espère qu'aujourd'hui elle ne paie pas ses efforts d'hier.
Merci Danielle pour cette magnifique balade, en plus le soleil était présent mais nous étions dans des endroits ombragés et c'était très agréable.
LEGE 066

 
 

 
 
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 07:26

 DICTON DE LA RANDONNEE

13 AOÛTRADEGONDE

TALMONT 056

à Talmont

A la Sainte Radegonde, si tu habites en Gironde tu rencontreras Sainte Radegonde à Arbanats ensuite tu partiras avec ta blonde sur la Gironde avant que ce soir l'orage ne gronde.

 

Ma blonde - RENAUD

 

 

Commencent à m'bassiner sérieux
Toutes ces histoires sur les blondes
Comme s'il était tellement mieux
D'être brune comme la Joconde

Toutes ces vannes qui volent bas
Ne viennent bien sûr que des mecs
Qu'ils aillent, avec leurs cheveux gras
Se faire voir chez les Grecs

J'aime une blonde, et alors
J'aime ses cheveux d'or
Comme un soleil
Je vous laisse vos brunasses
Vos rouquines un peu fadasses
Qui m'indifférent

Blonde comme le blé en gerbe
Elle a inventé l'eau tiéde
Et vous emmerde (comme moi)

Comme si la couleur des tifs
Reflétait la couleur de l'âme
Qui trouve le blond rébarbatif
A un problème avec les femmes

Les misogynes de tout poil
S'en donnent vraiment à coeur joie
Parc'que les blondes, femme fatales
Ils n'y auront pas droit

J'aime une blonde, et alors
J'aime ses cheveux d'or
Comme un soleil
Faudrait-il qu'elle se tonde
Pour séduire enfin le monde
Faire merveille

Blonde comme le blé en gerbe
Elle a inventé l'eau tiéde
Et vous emmerde

Les blondes ne sont pas toutes
Poupées Barbie à choucroute
Décolorées
La mienne est blond naturel
Et ses cheveux sont du miel
Sous mes baisers

Blonde comme le blé en gerbe
Elle a inventé l'eau tiède
Et vous emmerde

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 07:34

DICTON DE LA RANDONNEE

12 AOÛTCHANTAL

  BRETAGNE 085

A la sainte Chantal, tu ne lis pas le journal, tu manges tes céréales, tu sors de ta suite royale, tu vas seller ton cheval et tu vas sur les sentiers balisés à la recherche de beaux pétales pour les offrir à Chantal. 

 

Saucisson de cheval n°1 - Boby Lapointe

 

 

C'est un saucisson de ch'val
Un saucisson que de ch'val
Que je viens de faire à ch'val
C'est une chanson de saillies
- Ah ! chanson de saillies de ch'val
Moi qui suis esthète de ch'val
Ah je trouve ça beau de ch'val
Génial admirable de lapin

 

{Refrain:}
Huuuuuuuuu...c'est le refrain

 

Moi qui vins de Grèce de ch'val
Je m'appelle Oreste de ch'val
Tapaboufélos de ch'val
J'débarqu'à Paris de veau
Oh ! Oh ! quel régal oh ! de ch'val
De prend' le métro de ch'val
Quand on n'connait pas de ch'val
Oh ! c'qu'on s'amuse oh ! de bœuf

 

{et Refrain}
Huuuuuuu... Le refain c'est toujours Huuuuuuuu...

 

Mes enfants ma foi de ch'val
Sont d'vilains grognons de ch'val
Quand ils pleurent en chœur de ch'val
J'essaie d'les distraire les vaches
Je viens à bout d'un boudin de ch'val
Mais les aut's s'aussi sont de ch'val
Toujours dans l'besoin de ch'val
Ça n'peut pas et' pis de chèvre

Bééééééé... non... Huuuuuuuu

Quel est cet aztéque de ch'val
Qu'on vient de voir filer de ch'val

Du haut de la côte de ch'val
Dans le précipice en moto
peut et' bien est-ce Thomas de ch'val
Qui vient de me ventre de ch'val
Un complet à "garo" de ch'val
Et un gilet pied de poule

 

Huuuuuuuu... Huuuuuuuuu...

 

Je désirais m'achoir de ch'val
Et tu m'amenas au de ch'val
Canapé en rotin de ch'val
Et mon cœur vous fumiez mes cigares
N'étais pas l'affreux niais de ch'val
Qui fourbu s'affaisse de ch'val
Ça fait rire les groupes de ch'val
Ah ! comme l'écurie est gaie
Ah ! l'beau saucisson de ch'val
Ah ! chanson de saillies de ch'val
Ah ! je trouve ça beau de ch'val
Car je suis esthète...
Esthète de quoi...
Esthète de cheval !
Huuuuuuuuuuuuuu !

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 10:45

CHEZ CARO 007

je vous présente Helmut

En vacances à 3 km de Bruges, à Blanquefort, je garde la maison de ma fille et de sa famille. Bien sûr ça me change de mon petit appartement, la maison est grande, très calme et même les voisins les plus proches sont partis en vacances.

 CHEZ CARO 009

 Aujourd'hui je vous présente l'animal de la famille que je viens garder tous les étés et bien sûr on s'amuse ensemble.

CHEZ CARO 010

Helmut ! Pourquoi ce nom Helmut ? Quand il est arrivé dans la famille la chanson à la mode "ça m'énerve" était chantée par un certain Helmut Fritz, ça plaisait beaucoup aux enfants, en voilà la raison. 

CHEZ CARO 006Mes pieds lui plaisent beaucoup, il ne mord pas il les observe, il n'en a jamais vu d'aussi beaux.

CHEZ CARO 015

J'en profite aussi pour faire quelques photos dans le jardin et surtout je piste les butineurs, y a le frelon asiatique, mais celui là je l'évite.

 

CHEZ CARO 016J'avais effacé la photo du bourdon à Saint-Palais alors j'ai fini par en capturer un mais le coquin s'est roulé dans le poëllen, il est tout blanc.

CHEZ CARO 017

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 07:33

DICTON DE LA RANDONNEE

11 AOÛTCLAIRE 

 Vézère et Dordogne

A la Sainte Claire, évite la bière si tu ne veux pas ressembler à une chambre à air, va faire du kayak sur la Vézère ou une randonnée dans les forêts pour visiter des palombières

Claire - Victor HUGO

 Quoi donc ! la vôtre aussi ! la vôtre suit la mienne !
O mère au coeur profond, mère, vous avez beau
Laisser la porte ouverte afin qu'elle revienne,
Cette pierre là-bas dans l'herbe est un tombeau !

La mienne disparut dans les flots qui se mêlent ;
Alors, ce fut ton tour, Claire, et tu t'envolas.
Est-ce donc que là-haut dans l'ombre elles s'appellent,
Qu'elles s'en vont ainsi l'une après l'autre, hélas ?

Enfant qui rayonnais, qui chassais la tristesse,
Que ta mère jadis berçait de sa chanson,
Qui d'abord la charmas avec ta petitesse
Et plus tard lui remplis de clarté l'horizon,

Voilà donc que tu dors sous cette pierre grise !
Voilà que tu n'es plus, ayant à peine été !
L'astre attire le lys, et te voilà reprise,
O vierge, par l'azur, cette virginité !

Te voilà remontée au firmament sublime,
Échappée aux grands cieux comme la grive aux bois,
Et, flamme, aile, hymne, odeur, replongée à l'abîme
Des rayons, des amours, des parfums et des voix !


Nous ne t'entendrons plus rire en notre nuit noire.
Nous voyons seulement, comme pour nous bénir,
Errer dans notre ciel et dans notre mémoire
Ta figure, nuage, et ton nom, souvenir !

Pressentais-tu déjà ton sombre épithalame ?
Marchant sur notre monde à pas silencieux,
De tous les idéals tu composais ton âme,
Comme si tu faisais un bouquet pour les cieux !

En te voyant si calme et toute lumineuse,
Les coeurs les plus saignants ne haïssaient plus rien.
Tu passais parmi nous comme Ruth la glaneuse ,
Et, comme Ruth l'épi, tu ramassais le bien.

La nature, ô front pur, versait sur toi sa grâce,
L'aurore sa candeur, et les champs leur bonté ;
Et nous retrouvions, nous sur qui la douleur passe,
Toute cette douceur dans toute ta beauté !

Chaste, elle paraissait ne pas être autre chose
Que la forme qui sort des cieux éblouissants ;
Et de tous les rosiers elle semblait la rose,
Et de tous les amours elle semblait l'encens.

Ceux qui n'ont pas connu cette charmante fille
Ne peuvent pas savoir ce qu'était ce regard
Transparent comme l'eau qui s'égaie et qui brille
Quand l'étoile surgit sur l'océan hagard.

Elle était simple, franche, humble, naïve et bonne ;
Chantant à demi-voix son chant d'illusion,
Ayant je ne sais quoi dans toute sa personne
De vague et de lointain comme la vision.

On sentait qu'elle avait peu de temps sur la terre,
Qu'elle n'apparaissait que pour s'évanouir,
Et qu'elle acceptait peu sa vie involontaire ;
Et la tombe semblait par moments l'éblouir.

Elle a passé dans l'ombre où l'homme se résigne ;
Le vent sombre soufflait ; elle a passé sans bruit,
Belle, candide, ainsi qu'une plume de cygne
Qui reste blanche, même en traversant la nuit !

Elle s'en est allée à l'aube qui se lève,
Lueur dans le matin, vertu dans le ciel bleu,
Bouche qui n'a connu que le baiser du rêve,
Ame qui n'a dormi que dans le lit de Dieu !

Nous voici maintenant en proie aux deuils sans bornes,
Mère, à genoux tous deux sur des cercueils sacrés,
Regardant à jamais dans les ténèbres mornes
La disparition des êtres adorés !

Croire qu'ils resteraient ! quel songe ! Dieu les presse.
Même quand leurs bras blancs sont autour de nos cous,
Un vent du ciel profond fait frissonner sans cesse
Ces fantômes charmants que nous croyons à nous.

Ils sont là, près de nous, jouant sur notre route ;
Ils ne dédaignent pas notre soleil obscur,
Et derrière eux, et sans que leur candeur s'en doute,
Leurs ailes font parfois de l'ombre sur le mur.

Ils viennent sous nos toits ; avec nous ils demeurent ;
Nous leur disons : Ma fille, ou : Mon fils ; ils sont doux,
Riants, joyeux, nous font une caresse, et meurent. -
O mère, ce sont là les anges, voyez-vous !

C'est une volonté du sort, pour nous sévère,
Qu'ils rentrent vite au ciel resté pour eux ouvert ;
Et qu'avant d'avoir mis leur lèvre à notre verre,
Avant d'avoir rien fait et d'avoir rien souffert,

Ils partent radieux ; et qu'ignorant l'envie,
L'erreur, l'orgueil, le mal, la haine, la douleur,
Tous ces êtres bénis s'envolent de la vie
A l'âge où la prunelle innocente est en fleur !

Nous qui sommes démons ou qui sommes apôtres,
Nous devons travailler, attendre, préparer ;
Pensifs, nous expions pour nous-même ou pour d'autres ;
Notre chair doit saigner, nos yeux doivent pleurer.

Eux, ils sont l'air qui fuit, l'oiseau qui ne se pose
Qu'un instant, le soupir qui vole, avril vermeil
Qui brille et passe ; ils sont le parfum de la rose
Qui va rejoindre aux cieux le rayon du soleil !

Ils ont ce grand dégoût mystérieux de l'âme
Pour notre chair coupable et pour notre destin ;
Ils ont, êtres rêveurs qu'un autre azur réclame,
Je ne sais quelle soif de mourir le matin !

Ils sont l'étoile d'or se couchant dans l'aurore,
Mourant pour nous, naissant pour l'autre firmament ;
Car la mort, quand un astre en son sein vient éclore,
Continue, au delà, l'épanouissement !

Oui, mère, ce sont là les élus du mystère,
Les envoyés divins, les ailés, les vainqueurs,
A qui Dieu n'a permis que d'effleurer la terre
Pour faire un peu de joie à quelques pauvres coeurs.

Comme l'ange à Jacob, comme Jésus à Pierre,
Ils viennent jusqu'à nous qui loin d'eux étouffons,
Beaux, purs, et chacun d'eux portant sous sa paupière
La sereine clarté des paradis profonds.

Puis, quand ils ont, pieux, baisé toutes nos plaies,
Pansé notre douleur, azuré nos raisons,
Et fait luire un moment l'aube à travers nos claies,
Et chanté la chanson du ciel dam nos maisons,

Ils retournent là-haut parler à Dieu des hommes,
Et, pour lui faire voir quel est notre chemin,
Tout ce que nous souffrons et tout ce que nous sommes,
S'en vont avec un peu de terre dans la main.

Ils s'en vont ; c'est tantôt l'éclair qui les emporte,
Tantôt un mal plus fort que nos soins superflus.
Alors, nous, pâles, froids, l'oeil fixé sur la porte,
Nous ne savons plus rien, sinon qu'ils ne sont plus.

Nous disons : - A quoi bon l'âtre sans étincelles ?
A quoi bon la maison où ne sont plus leurs pas ?
A quoi bon la ramée où ne sont plus les ailes ?
Qui donc attendons-nous s'ils ne reviendront pas ? -

Ils sont partis, pareils au bruit qui sort des lyres.
Et nous restons là, seuls, près du gouffre où tout fuit,
Tristes ; et la lueur de leurs charmants sourires
Parfois nous apparaît vaguement dans la nuit.

Car ils sont revenus, et c'est là le mystère ;
Nous entendons quelqu'un flotter, un souffle errer,
Des robes effleurer notre seuil solitaire,
Et cela fait alors que nous pouvons pleurer.

Nous sentons frissonner leurs cheveux dans notre ombre ;
Nous sentons, lorsqu'ayant la lassitude en nous,
Nous nous levons après quelque prière sombre,
Leurs blanches mains toucher doucement nos genoux.

Ils nous disent tout bas de leur voix la plus tendre :
"Mon père, encore un peu ! ma mère, encore un jour !
"M'entends-tu ? je suis là, je reste pour t'attendre
"Sur l'échelon d'en bas de l'échelle d'amour.

"Je t'attends pour pouvoir nous en aller ensemble.
"Cette vie est amère, et tu vas en sortir.
"Pauvre coeur, ne crains rien, Dieu vit ! la mort rassemble.
"Tu redeviendras ange ayant été martyr."

Oh ! quand donc viendrez-vous ? Vous retrouver, c'est naître.
Quand verrons-nous, ainsi qu'un idéal flambeau,
La douce étoile mort, rayonnante, apparaître
A ce noir horizon qu'on nomme le tombeau ?

Quand nous en irons-nous où vous êtes, colombes !
Où sont les enfants morts et les printemps enfuis,
Et tous les chers amours dont nous sommes les tombes,
Et toutes les clartés dont nous sommes les nuits ?

Vers ce grand ciel clément où sont tous les dictames,
Les aimés, les absents, les êtres purs et doux,
Les baisers des esprits et les regards des âmes,
Quand nous en irons-nous ? quand nous en irons-nous ?

Quand nous en irons-nous où sont l'aube et la foudre ?
Quand verrons-nous, déjà libres, hommes encor,
Notre chair ténébreuse en rayons se dissoudre,
Et nos pieds faits de nuit éclore en ailes d'or ?

Quand nous enfuirons-nous dans la joie infinie
Où les hymnes vivants sont des anges voilés,
Où l'on voit, à travers l'azur de l'harmonie,
La strophe bleue errer sur les luths étoilés ?

Quand viendrez-vous chercher notre humble coeur qui sombre ?
Quand nous reprendrez-vous à ce monde charnel,
Pour nous bercer ensemble aux profondeurs de l'ombre,
Sous l'éblouissement du regard éternel ? 

 

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Présentation

  • : Le blog de mes-histoires-de-randos.over-blog.com
  • Le blog de mes-histoires-de-randos.over-blog.com
  • : Découverte de la randonnée en particulier en Gironde et quelques départements voisins. La randonnée permet aussi de faire de belles rencontres, de se faire des ami(e)s. C'est aussi de belles photos souvenirs qui alimentent mes albums.
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  • Mimi de Bruges
  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. 
Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.
  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.

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