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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 07:53

DICTON DE LA RANDONNEE

18 AOÛTHELENE

LA ROCHEFOUCAULD 032

 A la Saint Hélène, si tu veux voir une baleine va à Arcachon, à la Rochefoucault tu peux rencontrer la châtelaine, prend la route de Lacanau  si tu veux visiter Sainte Hélène, pour dessert tu peux manger une poire Belle Hélène mais pour la randonnée choisis des madeleines .

 

Les Sabots d’Hélène. Georges BRASSENS

 

Les sabots d'Hélène
Etaient tout crottés
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

[Refrain] :
Moi j'ai pris la peine
De les déchausser
Les sabots d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Dans les sabots de la pauvre Hélène
Dans ses sabots crottés
Moi j'ai trouvé les pieds d'une reine
Et je les ai gardés

Son jupon de laine
Etait tout mité
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

[Refrain]
Et le cœur d'Hélène
N'savait pas chanter
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau
[Refrain]

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 07:37
DICTON DE LA RANDONNEE
17 AOÛTHYACINTHE 
port de Biganos
A la Saint Hyacinthe,  la marche te fera du bien si tu es enceinte, évite de boire trop d’absinthe et sans aucune plainte  sors de dessous ta courtepointe pour suivre les chemins du soleil, tu en gagneras une bonne teinte.

L’Absinthe – BARBARA
 
Refrain
Ils buvaient de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
L' un s' appelait Verlaine,
L' autre, c' était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l' eau,
Toi, tu n' es pas Verlaine,
Toi, tu n' est pas Rimbaud,
Mais quand tu dis "je t' aime",
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud,
 
 
Pourtant que j' aime entendre,
Encore et puis encore,
La chanson des amours,
Quand il pleut sur la ville,
La chanson des amours,
Quand il pleut dans mon cœur,
Et qu' on a l' âme grise,
Et que les violons pleurent,
Pourtant, je veux l' entendre,
Encore et puis encore,
Tu sais qu' elle m' enivre,
La chanson de ceux-là,
Qui s' aiment et qui en meurent,
Et si j' ai l' âme grise,
Tu sécheras mes pleurs,
 
Refrain
Car je voudrais connaître,
Ces alcools dorés, qui leur grisaient le cœur,
Et qui saoulaient leur peine,
Oh, fais-les-moi connaître,
Ces alcools d' or, qui nous grisent le cœur,
Et coulent dans nos veines,
Et verse-m' en à boire,
Encore et puis encore,
Voilà que je m' enivre,
Je suis ton bateau ivre,
Avec toi, je dérive,

Et j' aime et j' en meurs,
Les vapeurs de l' absinthe,
M' embrument,
Je vois des fleurs qui grimpent,
Au velours des rideaux,
Quelle est donc cette plainte,
Lourde comme un sanglot,
Ce sont eux qui reviennent,
Encore et puis encore,
Au vent glacé d' hiver,
Entends-les qui se traînent,
Les pendus de Verlaine,
Les noyés de Rimbaud,
Que la mort a figés,
Aux eaux noires de la Seine,
J' ai mal de les entendre,
Encore et puis encore,
Oh, que ce bateau ivre,
Nous mène à la dérive,
Qu' il sombre au fond des eaux,
Et qu' avec toi, je meurs,

On a bu de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
Et je t' aime, je t' aime,
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud...
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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 07:33

DICTON DE LA RANDONNEE

11 AOÛTCLAIRE 

 Vézère et Dordogne

A la Sainte Claire, évite la bière si tu ne veux pas ressembler à une chambre à air, va faire du kayak sur la Vézère ou une randonnée dans les forêts pour visiter des palombières

Claire - Victor HUGO

 Quoi donc ! la vôtre aussi ! la vôtre suit la mienne !
O mère au coeur profond, mère, vous avez beau
Laisser la porte ouverte afin qu'elle revienne,
Cette pierre là-bas dans l'herbe est un tombeau !

La mienne disparut dans les flots qui se mêlent ;
Alors, ce fut ton tour, Claire, et tu t'envolas.
Est-ce donc que là-haut dans l'ombre elles s'appellent,
Qu'elles s'en vont ainsi l'une après l'autre, hélas ?

Enfant qui rayonnais, qui chassais la tristesse,
Que ta mère jadis berçait de sa chanson,
Qui d'abord la charmas avec ta petitesse
Et plus tard lui remplis de clarté l'horizon,

Voilà donc que tu dors sous cette pierre grise !
Voilà que tu n'es plus, ayant à peine été !
L'astre attire le lys, et te voilà reprise,
O vierge, par l'azur, cette virginité !

Te voilà remontée au firmament sublime,
Échappée aux grands cieux comme la grive aux bois,
Et, flamme, aile, hymne, odeur, replongée à l'abîme
Des rayons, des amours, des parfums et des voix !


Nous ne t'entendrons plus rire en notre nuit noire.
Nous voyons seulement, comme pour nous bénir,
Errer dans notre ciel et dans notre mémoire
Ta figure, nuage, et ton nom, souvenir !

Pressentais-tu déjà ton sombre épithalame ?
Marchant sur notre monde à pas silencieux,
De tous les idéals tu composais ton âme,
Comme si tu faisais un bouquet pour les cieux !

En te voyant si calme et toute lumineuse,
Les coeurs les plus saignants ne haïssaient plus rien.
Tu passais parmi nous comme Ruth la glaneuse ,
Et, comme Ruth l'épi, tu ramassais le bien.

La nature, ô front pur, versait sur toi sa grâce,
L'aurore sa candeur, et les champs leur bonté ;
Et nous retrouvions, nous sur qui la douleur passe,
Toute cette douceur dans toute ta beauté !

Chaste, elle paraissait ne pas être autre chose
Que la forme qui sort des cieux éblouissants ;
Et de tous les rosiers elle semblait la rose,
Et de tous les amours elle semblait l'encens.

Ceux qui n'ont pas connu cette charmante fille
Ne peuvent pas savoir ce qu'était ce regard
Transparent comme l'eau qui s'égaie et qui brille
Quand l'étoile surgit sur l'océan hagard.

Elle était simple, franche, humble, naïve et bonne ;
Chantant à demi-voix son chant d'illusion,
Ayant je ne sais quoi dans toute sa personne
De vague et de lointain comme la vision.

On sentait qu'elle avait peu de temps sur la terre,
Qu'elle n'apparaissait que pour s'évanouir,
Et qu'elle acceptait peu sa vie involontaire ;
Et la tombe semblait par moments l'éblouir.

Elle a passé dans l'ombre où l'homme se résigne ;
Le vent sombre soufflait ; elle a passé sans bruit,
Belle, candide, ainsi qu'une plume de cygne
Qui reste blanche, même en traversant la nuit !

Elle s'en est allée à l'aube qui se lève,
Lueur dans le matin, vertu dans le ciel bleu,
Bouche qui n'a connu que le baiser du rêve,
Ame qui n'a dormi que dans le lit de Dieu !

Nous voici maintenant en proie aux deuils sans bornes,
Mère, à genoux tous deux sur des cercueils sacrés,
Regardant à jamais dans les ténèbres mornes
La disparition des êtres adorés !

Croire qu'ils resteraient ! quel songe ! Dieu les presse.
Même quand leurs bras blancs sont autour de nos cous,
Un vent du ciel profond fait frissonner sans cesse
Ces fantômes charmants que nous croyons à nous.

Ils sont là, près de nous, jouant sur notre route ;
Ils ne dédaignent pas notre soleil obscur,
Et derrière eux, et sans que leur candeur s'en doute,
Leurs ailes font parfois de l'ombre sur le mur.

Ils viennent sous nos toits ; avec nous ils demeurent ;
Nous leur disons : Ma fille, ou : Mon fils ; ils sont doux,
Riants, joyeux, nous font une caresse, et meurent. -
O mère, ce sont là les anges, voyez-vous !

C'est une volonté du sort, pour nous sévère,
Qu'ils rentrent vite au ciel resté pour eux ouvert ;
Et qu'avant d'avoir mis leur lèvre à notre verre,
Avant d'avoir rien fait et d'avoir rien souffert,

Ils partent radieux ; et qu'ignorant l'envie,
L'erreur, l'orgueil, le mal, la haine, la douleur,
Tous ces êtres bénis s'envolent de la vie
A l'âge où la prunelle innocente est en fleur !

Nous qui sommes démons ou qui sommes apôtres,
Nous devons travailler, attendre, préparer ;
Pensifs, nous expions pour nous-même ou pour d'autres ;
Notre chair doit saigner, nos yeux doivent pleurer.

Eux, ils sont l'air qui fuit, l'oiseau qui ne se pose
Qu'un instant, le soupir qui vole, avril vermeil
Qui brille et passe ; ils sont le parfum de la rose
Qui va rejoindre aux cieux le rayon du soleil !

Ils ont ce grand dégoût mystérieux de l'âme
Pour notre chair coupable et pour notre destin ;
Ils ont, êtres rêveurs qu'un autre azur réclame,
Je ne sais quelle soif de mourir le matin !

Ils sont l'étoile d'or se couchant dans l'aurore,
Mourant pour nous, naissant pour l'autre firmament ;
Car la mort, quand un astre en son sein vient éclore,
Continue, au delà, l'épanouissement !

Oui, mère, ce sont là les élus du mystère,
Les envoyés divins, les ailés, les vainqueurs,
A qui Dieu n'a permis que d'effleurer la terre
Pour faire un peu de joie à quelques pauvres coeurs.

Comme l'ange à Jacob, comme Jésus à Pierre,
Ils viennent jusqu'à nous qui loin d'eux étouffons,
Beaux, purs, et chacun d'eux portant sous sa paupière
La sereine clarté des paradis profonds.

Puis, quand ils ont, pieux, baisé toutes nos plaies,
Pansé notre douleur, azuré nos raisons,
Et fait luire un moment l'aube à travers nos claies,
Et chanté la chanson du ciel dam nos maisons,

Ils retournent là-haut parler à Dieu des hommes,
Et, pour lui faire voir quel est notre chemin,
Tout ce que nous souffrons et tout ce que nous sommes,
S'en vont avec un peu de terre dans la main.

Ils s'en vont ; c'est tantôt l'éclair qui les emporte,
Tantôt un mal plus fort que nos soins superflus.
Alors, nous, pâles, froids, l'oeil fixé sur la porte,
Nous ne savons plus rien, sinon qu'ils ne sont plus.

Nous disons : - A quoi bon l'âtre sans étincelles ?
A quoi bon la maison où ne sont plus leurs pas ?
A quoi bon la ramée où ne sont plus les ailes ?
Qui donc attendons-nous s'ils ne reviendront pas ? -

Ils sont partis, pareils au bruit qui sort des lyres.
Et nous restons là, seuls, près du gouffre où tout fuit,
Tristes ; et la lueur de leurs charmants sourires
Parfois nous apparaît vaguement dans la nuit.

Car ils sont revenus, et c'est là le mystère ;
Nous entendons quelqu'un flotter, un souffle errer,
Des robes effleurer notre seuil solitaire,
Et cela fait alors que nous pouvons pleurer.

Nous sentons frissonner leurs cheveux dans notre ombre ;
Nous sentons, lorsqu'ayant la lassitude en nous,
Nous nous levons après quelque prière sombre,
Leurs blanches mains toucher doucement nos genoux.

Ils nous disent tout bas de leur voix la plus tendre :
"Mon père, encore un peu ! ma mère, encore un jour !
"M'entends-tu ? je suis là, je reste pour t'attendre
"Sur l'échelon d'en bas de l'échelle d'amour.

"Je t'attends pour pouvoir nous en aller ensemble.
"Cette vie est amère, et tu vas en sortir.
"Pauvre coeur, ne crains rien, Dieu vit ! la mort rassemble.
"Tu redeviendras ange ayant été martyr."

Oh ! quand donc viendrez-vous ? Vous retrouver, c'est naître.
Quand verrons-nous, ainsi qu'un idéal flambeau,
La douce étoile mort, rayonnante, apparaître
A ce noir horizon qu'on nomme le tombeau ?

Quand nous en irons-nous où vous êtes, colombes !
Où sont les enfants morts et les printemps enfuis,
Et tous les chers amours dont nous sommes les tombes,
Et toutes les clartés dont nous sommes les nuits ?

Vers ce grand ciel clément où sont tous les dictames,
Les aimés, les absents, les êtres purs et doux,
Les baisers des esprits et les regards des âmes,
Quand nous en irons-nous ? quand nous en irons-nous ?

Quand nous en irons-nous où sont l'aube et la foudre ?
Quand verrons-nous, déjà libres, hommes encor,
Notre chair ténébreuse en rayons se dissoudre,
Et nos pieds faits de nuit éclore en ailes d'or ?

Quand nous enfuirons-nous dans la joie infinie
Où les hymnes vivants sont des anges voilés,
Où l'on voit, à travers l'azur de l'harmonie,
La strophe bleue errer sur les luths étoilés ?

Quand viendrez-vous chercher notre humble coeur qui sombre ?
Quand nous reprendrez-vous à ce monde charnel,
Pour nous bercer ensemble aux profondeurs de l'ombre,
Sous l'éblouissement du regard éternel ? 

 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 08:00
DICTON DE LA RANDONNEE
10 AOÛTLAURENT
VALLEE D'ASPE 136
 A la Saint Laurent, un peu de déodorant avant de partir pour Canfranc même s'il pleut à torrent, ce serait marrant si tu y découvrais des cormorans
 
 
 
Saint Laurent – Robert CHARLEBOIS
       
J'habite un fleuve en Haute-Amérique,
Presque océan, presque Atlantique
Un fleuve bleu vert et Saint Laurent
J'habite un grand boulevard mouvant
Une mer du nord en cristaux de sel
Agile, fragile, belle et rebelle
Presque océan, presque Atlantique

Un fleuve tout plein d'animaux brillants
De capelans, de caps diamants
De baleines douces et de poissons volants
J'habite un estuaire soufrant
Un vieux géant à court d'arguments
Il faut vacciner même les marsouins
Débarvouiller bébé loup-phoque
Des Grands lacs jusqu'à Tadoussac
Il faut laver l'eau, laver l'eau, laver l'eau ...

Un fleuve par devers Charlevoix
Bordés de quais, de fermes, d'oncles Joseph,
De noms qui chouennent chez les cajuns
J'habite une suite de caps tourmentés
A la mémoire des parins d'eau salée
Des voitures d'eau qui l'ont défrichée
Ils étaient des centaines, puis des milliers
On est des millions amarrés aux marées...
 
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 07:20

DICTON DE LA RANDONNEE

29 JUILLET MARTHE

MP-002.jpg

A la Sainte Marthe, prends tes cartes, ton sac, ta boussole, un morceau de tarte de ta tante Marthe (à défaut demande à Evelyne), démarre de Castets en Dorthe et suis le Canal Latéral et le canal du Midi jusqu’à Sète

 

Supplique pour être enterré sur une plage de Sète - Georges Brassens 

 

 

  La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,

D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps,
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon,
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes.
Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.

Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche.
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la corniche.

C'est une plage où même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord !
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçu de l'amour la première leçon,
Avalai la première arête.

Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront : chouette, un château de sable !

Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,
Planter, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence.
Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma concession,
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec rien que moins de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances,

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 00:23

DICTON DE LA RANDONNEE

26 JUILLET  ANNE

TAYAC 007

A la Sainte Anne, bouge ta couenne, sors de ta cabane prends ta canne et va marcher

 

le long de la Côte Océane, inutile de t'habiller en Paco Rabane. 

 

Anne ma soeur Anne - Louis CHEDID

 

 

 

Anne, ma soeur Anne,
Si j' te disais c' que j' vois v'nir
Anne, ma soeur Anne,
J'arrive pas à y croire, c'est comme un cauchemar
Sale cafard

Anne, ma soeur Anne,
En écrivant ton journal du fond d' ton placard
Anne, ma soeur Anne
Tu pensais qu'on n'oublierait jamais, mais
Mauvaise mémoire
 Louis

Elle ressort de sa tanière, la nazi-nostalgie
Croix gammée, bottes à clous, et toute la panoplie
Elle a pignon sur rue, des adeptes, un parti
La voilà revenue, l'historique hystérie


Refrain
Anne, ma soeur Anne
Si j' te disais c' que j'entends
Anne, ma soeur Anne
Les mêmes discours, les mêmes slogans
Les mêmes aboiements

Anne, ma soeur Anne
J'aurais tant voulu te dire, p'tite fille martyre
Anne, ma soeur Anne
Tu peux dormir tranquille, elle reviendra plus
La vermine


Mais beaucoup d'indifférence, de patience malvenue
Pour ces anciens damnés, beaucoup de déjà-vu
Beaucoup trop d'indulgence, trop de bonnes manières
Pour cette nazi-nostalgie qui ressort de sa tanière... comme hier


Refrain
Anne, ma soeur Anne
Si j' te disais c' que j' vois v'nir
Anne, ma soeur Anne
J'arrive pas à y croire, c'est comme un cauchemar
Sale cafard

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 00:01

Lundi 13 mai 2013

article programmé

                            ST-ANDRE-DE-CUBZAC-020.jpg                               

  ♥Saint Gervais (45ème parallèle) (2013)


       Lever du soleil à Bordeaux 6h37( 2 mn de + qu'hier) Coucher du soleil à Bordeaux 21h21                       

 Durée du jour à Bordeaux : 14 h 44mn

 

Lever du soleil à Paris       6h12                          Coucher du soleil à Paris      21h22

  Durée du jour à Paris : 15 h10      mn

 

Mon dicton de la randonnée  

A la Saint Servais (3ème des Saint de glace)  si tu savais….héhé  tu suivrais le 45èmeparallèle près des moulins de Montalon  à Saint Gervais.

Un sourire par jour 

Alors le lendemain, je me dis : "Tout de même, avant de partir, il faut que je me débrouille pour voir la mer."
Je demande au portier de l'hôtel :
- "Puis-je voir la mer ?"
- "Pas possible !"
- "Pourquoi ?"
- "Parce que c'est la fête !"
- "Ah !... C'est la fête ?"
- "Oui, alors on fait le pont."
- "Eh bien... si vous refaites le pont, je vais pouvoir voir la mer !..."
- "Non, parce qu'il y a le feu d'artifice."
- "Le feu d'artifice, je le verrai de la mer !"
- "Vous le verrez mieux de votre chambre"
- "Ma chambre, elle ne donne pas sur la mer !"
- "Le feu d'artifice non plus !"
- "J'm'en fous de votre feu d'artifice, j'veux voir la mer !"
- "Pas possible, pas possible !"
- "Comment, comment ?"
- "Non, parce qu'il y a les gradins."
- "Les gradins ?"
- "Oui... Ils ont mis les gradins sur la plage pour voir le feu d'artifice."
- "Ils ont mis les gradins ???... Ils ont mis les gradins ?... Alors moi, je viens de Paris... Je prends le train... Je me donne du mal..."
- "...Pleure pas, tu la reverras, ta mère !"
- "Je veux la voir tout de suite."
- "Pas possible ! Pas possible !"

"Raymond Devos" la fin demain

 

 Chanson :  Holiday - Blanche Servais

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 00:01

Samedi 11 mai 2013

article programmé

randonnées jusqu'à dimanche en Maine-et-Loire

                             MP 006-copie-1                           

  ♥Lacanau-Océan (2008)


       Lever du soleil à Bordeaux 6h39( 2 mn de + qu'hier) Coucher du soleil à Bordeaux 21h19                       

 Durée du jour à Bordeaux : 14 h 40mn

 

Lever du soleil à Paris       6h15                                                          Coucher du soleil à Paris      21h20

  Durée du jour à Paris : 15 h05  mn

 

Mon dicton de la randonnée  

A la Saint Mamert (1er des Saints de glace), embrasse ta mère et va prendre un bain de pied d’eau de mer.

  

Un sourire par jour 

J'avais trois jours devant moi, je dis : "Tiens, je vais aller voir la mer."
Je prends le train, j'arrive là-bas. Je vois le portier de l'hôtel, je lui dis :
- "Où est la mer ?"
- "La mer... elle est démontée !"
- "Vous la remontez quand ?"
- "Question de temps."
- "Moi, je suis ici pour 3 jours..."
- "En 3 jours, l'eau a le temps de couler sous le pont..."
- "Le pont ?... Merci... je vais attendre demain." 

"Raymond Devos" la suite demain

 

 Chanson :  Les vacances au bord de la mer - Michel Jonasz

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent
Nous, il fallait faire attention
Quand on avait payé
Le prix d'une location
Il ne nous restait pas grand-chose

Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l'eau
Les palaces, les restaurants
On n' faisait que passer d'vant
Et on regardait les bateaux
Le matin on s' réveillait tôt
Sur la plage, pendant des heures
On prenait de belles couleurs

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
Et quand les vagues étaient tranquilles
On passait la journée aux îles
Sauf quand on pouvait déjà plus

Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l'eau
On avait l' cœur un peu gros
Mais c'était quand même beau

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 00:01

Vendredi 10 mai 2013

article programmé

randonnées jusqu'à dimanche en Maine-et-Loire

                                                      

  ♥Saint-Michel de Rieuffret (2009)


       Lever du soleil à Bordeaux 6h40( 3 mn de + qu'hier) Coucher du soleil à Bordeaux 21h18                       

 Durée du jour à Bordeaux : 14 h 38mn

 

Lever du soleil à Paris       6h16                                                          Coucher du soleil à Paris      21h18

  Durée du jour à Paris : 15 h02  mn

 

Mon dicton de la randonnée  

A la Sainte Solange, manges des oranges et si tu veux voir des anges cherche-les dans les églises mais pas dans une grange ou à la boulange

  

Un sourire par jour 

Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour.

"Félix Leclerc"

 

 Chanson :  Solange noch - Dave 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 00:01

Jeudi 9 mai 2013

article programmé

randonnées jusqu'à dimanche en Maine-et-Loire

                                                       

  ♥Château de Brézé - photo du net


       Lever du soleil à Bordeaux 6h42( 3 mn de + qu'hier) Coucher du soleil à Bordeaux 21h17                    

 Durée du jour à Bordeaux : 14 h 35mn

 

Lever du soleil à Paris       6h18                                                          Coucher du soleil à Paris      21h17

  Durée du jour à Paris : 14 h 59 mn

 

Mon dicton de la randonnée  

A la Saint Pacôme, va au château de Brézé visiter le château et que vous soyez femme ou homme allez faire la randonnée à la confluence du Thouet et de la Dive puis retour go home 

  

Un sourire par jour 

Les invités sont comme les gâteaux : si on les garde trop longtemps, ils rancissent et deviennent immangeables.

 

"Charlie Chaplin"

 

 Chanson :  Sur les bords de la Loire - Ricet Barrier 

On allait tous deux pêcher sur les bords d'la Loire
Quand elle avait soif je lui cueillais une poire
Quand elle voyait l'bouchon d'ma ligne qui s'enfonçait
Elle f'sait : hou ! J'faisais : chut ! Adieu le brochet, euh !
Elle faisait du bruit mais était gentille.

Tous les deux on s'est prom'né sur les bords d'la Loire
On s'est embrassé sans attendre la nuit noire
Parmi les herbes folles nous nous sommes assis
Elle fit : hou ! Je fis : chut ! C'était des orties, euh !
L'charme était parti mais c'était gentil.

Le lend'main on s'est marié sur les bords d'la Loire
Et quand l'maire s'est l'vé pour nous d'mander de dire oui
Elle fit : rrrr ! Je fis fuiii ! Elle chanta "fifi", euh !
L'maire a pas compris mais c'était gentil.

Le soir dans un p'tit hôtel sur les bords d'la Loire
Elle frémissait pudiquement sous son peignoir
Tout à coup elle fit un bond jusqu'au ciel de lit
En f'sant : hou ! Je fis : chut ! C'était une souris, euh !
Elle s'est évanouie mais c'était gentil.

Et depuis l'eau a coulé sur les bords d'la Loire
Maint'nant quand on va s' prom'ner c'est toute une histoire
Y nous faut tout l'confort, une douche, un lit bassiné
Elle fait : brrr ! Je fais : ouaou ! C'que t'as les pieds g'lés, euh !
On n'a plus vingt ans, bô ! On pêche moins souvent, hé !
Mais c'est à la vie et c'est bien plus gentil.

Bien plus gentil.

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  • : Le blog de mes-histoires-de-randos.over-blog.com
  • : Découverte de la randonnée en particulier en Gironde et quelques départements voisins. La randonnée permet aussi de faire de belles rencontres, de se faire des ami(e)s. C'est aussi de belles photos souvenirs qui alimentent mes albums.
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  • Mimi de Bruges
  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. 
Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.
  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.

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