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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:41

HISTOIRE DE MA GIRONDE

(12ème partie)

RAPPEL

Le parlement fut installé à Bordeaux en 1462 et son ressort s'étendit sur les sénéchaussées de Bordeaux, Bazas, Agen, Condom, les Landes, Armagnac, Cahors, Limoges, Périgueux, Angoulême, Saintes et La Rochelle.

Cette vaste circonscription judiciaire détermina les limites d'un nouveau duché d'Aquitaine donné par Louis Xl en apanage à son frère Charles de Berry, en 1469. La noblesse de la contrée crut voir dans cette mesure une occasion de reconstituer l'ancien royaume ; le duc Charles était connu personnellement de la plupart d'entre eux ; ils avaient été ses compagnons d'armes dans la ligue du Bien public ; un nouveau complot fut formé ; mais, avant qu'il éclatât, Charles mourait empoisonné, et les plus influents parmi ses complices étaient arrêtés et traduits devant le parlement de Bordeaux.

Soit complicité de la magistrature, soit absence de preuves suffisantes, les juges refusèrent de conclure à la peine capitale. Louis XI, irrité, épura le parlement, et la mort fut prononcée. 

les toits de Bordeaux

les toits de Bordeaux

L'esprit de révolte trouva de nombreuses occasions de se manifester

 

L'établissement de l'impôt sur le sel, dit de la gabelle, souleva dans la Guyenne un mécontentement qu'accompagnèrent des actes de la plus déplorable barbarie et que suivit une répression plus barbare encore. Après avoir tué les babeleurs, les paysans attaquèrent les seigneurs comme babeleurs eux-mêmes, ou, du moins, comme partisans de la gabelle. Les châteaux furent brûlés, et quelques gentilshommes massacrés.

Le couronnal ou chef suprême de l'insurrection avait adressé au maire et aux jurats de Bordeaux des dépêches par lesquelles il leur enjoignait de se trouver sans délai à Libourne avec des munitions de guerre et de bouche, sous peine de la vie. Pendant que les conseillers municipaux délibéraient, la multitude força les portes de l'hôtel de ville, y enleva les armes qui s'y trouvaient en dépôt, assiégea la garnison dans le Château-Trompette, s'empara du gouverneur Tristan de Moneins (25 août 1548) au moment où il s'approchait pour parlementer, et le tua. Le corps de ce malheureux officier fut dépecé et enterré tout saupoudré de sel. Le parlement essaya de calmer l'effervescence publique ; mais la populace contraignit les conseillers à monter la garde dans ses rangs, habillés en matelots et la pique à la main.

Château Trompette (image du net)

Château Trompette (image du net)

Montmorency fut chargé par Henri II de punir cette émeute. Tous les habitants, sans distinction de conduite et de rang, furent désarmés ; le parlement interdit fut remplacé par une commission extraordinaire de maîtres des requêtes de Paris, et de quelques conseillers d'Aix et de Toulouse ; la place de l'hôtel de ville resta couverte d'échafauds et de gibets permanents pendant sept semaines ; cent cinquante bourgeois furent exécutés ; plusieurs chefs de mécontents expirèrent sur la roue, une couronne de fer rouge sur la tête ; d'autres furent condamnés à la flétrissure et au bannissement.

 

A suivre

Photo du net

Photo du net

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 07:05

Les frondes en Gironde

BOURG 013-copie-1

le figuier de Louis XIV à Bourg

Le milieu du XVIIème siècle est marqué par les épidémies, les disettes, et la guerre de Trente Ans, conflit religieux et politique qui embrase l'Europe de 1618 à 1648. Le climat de la ville se détériore encore avec trois frondes successives, faisant de Bordeaux le plus important foyer de révolte après Paris. Les premières hostilités, en 1649, opposent le Parlement au gouverneur d'Epernon, qui refuse d'éloigner les troupes qui campent autour de la cité. Le gouverneur finit par battre en retraite. La seconde fronde éclate en 1650 lorsque la Princesse de Condé se réfugie avec son fils à Bordeaux après l'arrestation de son mari, le Grand Condé, en conflit avec Mazarin.

Louis XIV (pas vraiment beau ce soleil !)

Louis XIV, en compagnie de sa mère et de Mazarin quand à eux se réfugient à Bourg du 27 août au 2 octobre 1650.

De sanglants combats ont lieu pour résister aux troupes royales, mais les Bordelais obtiennent l'amnistie. 

Le château de MIlle Secousses qui a également accueilli Louis XIV et sa mère

En 1651, la fronde de l'Ormée voit s'affronter le Parlement aux Bordelais pour des raisons qui restent peu claires. Cette révolte populaire se poursuit l'année suivante par l'attaque des quartiers bourgeois de la ville. Le gouvernement reste ferme et la paix est conclue en 1653 malgré l'agitation. L'occupation militaire de la ville, la répression des émeutes, l'exil du Parlement, la diminution des privilèges et l'extension des défenses du château Trompette mettent un terme à ces révoltes. 

A suivre....

 

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 07:05

Les réformes religieuses

BORDEAUX - sur les traces de Montaigne 041

Bordeaux - La grosse cloche

Face aux pressions fiscales, les marchands s'insurgent au mois d'août 1548. Bordeaux est alors privée de ses libertés communales pendant un an. Ce n'est que douze ans plus tard, que le Roi, Charles IX, rendra à l'Hôtel de ville sa Grosse Cloche confisquée et les clés de la ville. 

En 1549, Henri II rend à la plupart des villes les privilèges abolis ; mais quelques-unes, et Bordeaux entre autres, sont privées de ce que leur constitution renferme encore de libéral. La gabelle est réduite au droit dit du quart et demi.

 

La réforme religieuse répond trop bien au sentiment d'examen, de critique et d'indépendance si développé chez les habitants de la Guyenne pour ne pas trouver dans cette contrée des adhérents fervents et nombreux ; Marguerite de Navarre aide de tout son pouvoir à la propagation des écrits de Luther, Calvin et Théodore de Bèze ; mais la question, d'abord purement religieuse, prend bientôt une couleur politique.

Marguerite de Navarre ou, 


La bourgeoisie riche et éclairée, ainsi qu'une partie de la noblesse, se montrent particulièrement favorables aux nouvelles doctrines ; le maréchal de Montluc est chargé d'en arrêter les progrès. La sévérité cruelle dont il use et dont il se vante si naïvement dans ses curieux Mémoires lui vaut les titres de lieutenant général et conservateur de la Guyenne. Les rigueurs de sa répression ne sont cependant pas jugées encore suffisantes, et un massacre général des protestants a lieu le 5 octobre 1572. Le fanatisme, surexcité par toutes ces atrocités, entretint dans la Guyenne la lutte la plus acharnée jusqu'en 1593. L'influence du parlement a entraîné une partie du pays dans la Ligue ; le maréchal de Matignon  maintient à Bordeaux l'autorité royale, mais les ligueurs, retranchés dans la citadelle de Blaye, désolent les rives de la Gironde pendant cinq ans après l'avènement de Henri IV (1594) au trône de France, et c'est seulement par composition que la place est rendue au roi.

CADILLAC 100

Henri IV (château de Cadillac)

 

L'autorité royale est tout de même renforcée en matière fiscale et religieuse avec l'Edit de Nantes sous le règne de Henri IV.

CADILLAC 101

 

 statue d'Henri IV enfant (château de Cadillac)

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 06:56

  HISTOIRE DE MA GIRONDE

(11ème partie)

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emplacement de la bataille de Castillon

De  1451 à 1469

Lorsque enfin l’armée française, en 1451, prenant une sérieuse offensive, commença la campagne de Guyenne, les châteaux forts ouvrirent leurs portes sans combattre ; les villes résistèrent davantage en stipulant toujours dans leurs capitulations la conservation de leurs franchises. Les Anglais, retirant à la hâte leurs garnisons, se concentrèrent dans les murs de Bordeaux ou aux environs. Castillon, Saint-Émilion, Libourne, Rions furent emportés, et le sire d’Orval s’avança avec une troupe de cavalerie à pou de distance de Bordeaux.

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Saint-Emilion

A son approche, les Anglais et les bourgeois, au nombre de dix à douze mille, sortirent des murailles, le maire à leur tête ; mais le sire d’Orval les ayant chargés rudement sur plusieurs points, les mit en déroute, couvrit la campagne de leurs morts et de leurs blessés, et conduisit à Bazas un grand nombre de prisonniers. L’été suivant, les comtes de Dunois, de Penthièvre, de Foix et d’Armagnac pénétrèrent en Guyenne par quatre côtés différents. Blaye se rendit.

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Rions

Les Anglais, à qui il ne restait plus dans toute la province que les places de Fronsac, Bayonne et Bordeaux, obtinrent un peu de répit en s’engageant à remettre ces trois villes aux Français si, à l’époque de la Saint-Jean, il n’était pas arrivé des troupes suffisantes pour tenir la campagne.

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Fronsac

Les renforts attendus ayant manqué, les garnisons de Fronsac et de Bordeaux mirent bas les armes. La capitulation passée entre les bourgeois de Bordeaux et le comte de Dunois portait :

1° Que la ville serait à jamais exempte de tailles, subsides et d’emprunts forcés ;

2° Que le parlement y serait établi pour toute la Guyenne ;

3° Que le roi y ferait battre monnaie. 

 Mais, en 1452, à la première nouvelle d’un débarquement en Médoc de quelques troupes commandées par Talbot, Bordeaux, sans calculer les chances de succès, arbora les couleurs anglaises, et la garnison française, prise au dépourvu, abandonna la ville ; les autres places suivirent l’exemple de la capitale. Charles VII, obligé de conquérir une seconde fois sa province, envoya ses généraux assiéger le fort de Castillon. Talbot et son fils volèrent au secours de la place ; l’action s’engagea sous ses murs ; tous deux y périrent avec un grand nombre de chevaliers de Guyenne et d’Angleterre. Après cette victoire, Charles ne rencontra presque plus de résistance. La garnison de Bordeaux demanda à capituler, et, malgré l’opposition des bourgeois, elle ouvrit ses portes au roi de France.

BORDEAUX les Parcs 035

Place des Quinconces à Bordeaux, située sur l'emplacement du Château-Trompette

La ville perdit ses privilèges ; elle fut imposée à cent mille écus d’or, et vingt seigneurs de la province furent condamnés à l’exil. Quant aux Anglais, il leur fut permis de se rembarquer et d’emmener avec eux tous les citoyens à qui il plairait d’émigrer. Charles VII plaça de fortes garnisons dans toutes les villes de la Guyenne, et, pour tenir Bordeaux en respect, il fit bâtir deux citadelles appelées l’une le Château-Trompette, et l’autre le fort du Hâ.

De graves modifications furent apportées alors dans la constitution des municipalités ; cependant, conformément au texte du traité, le parlement fut installé à Bordeaux la seconde année du règne de Louis XI, en 1462, et son ressort s’étendit sur les sénéchaussées de Bordeaux, Bazas, Agen, Condom, les Landes, Armagnac, Cahors, Limoges, Périgueux, Angoulême, Saintes et La Rochelle.

 

 

A suivre...

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 07:56

  HISTOIRE DE MA GIRONDE

(10ème partie)

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De 1356 à 1451

Et si on reprenait le cours de l'histoire, je sais c'est les vacances, mais ce n'est pas une raison. Nous en étions resté à la bataille de Poitiers et à la capture du roi Jean en 1356.

Édouard érige la Guyenne en principauté et en investit son fils, à la charge de relever, de la couronne d'Angleterre, avec redevance d'une once d'or. Bordeaux devient alors siège d'une cour brillante et chevaleresque ouverte à tout prince ambitieux, à tout baron mécontent qui croit avoir quelque grief à faire valoir contre le roi de France.

CADILLAC 072

Cadillac

L'éclat de cette puissance éblouit le successeur de Henri II, de ce prince qui consolidait sa puissance par la concession des franchises communales ; le fils d'Édouard, pour réparer ses finances épuisées par la guerre et subvenir aux prodigalités de sa cour, impose une taxe de dix sous sur chaque feu de sa principauté. Les paysans murmurent ; les seigneurs, jaloux de la prédominance anglaise, se font les interprètes de leurs justes plaintes auprès du roi de France.

 

divers 002Le connétable Bertrand Du Guesclin, à la tête d'une vaillante armée, arrive pour les appuyer ; de victoire en victoire, il poursuit les Anglais jusqu'aux portes de Bordeaux, et n'est arrêté que par la trêve de Bruges, signée en 1375.

Saint-Macaire

De tous les événements particuliers à la Guyenne survenus du temps de Richard II, le plus remarquable fut la ligue défensive que les villes du Bordelais formèrent entre elles en 1379. A l'expiration de la trêve, les hostilités avaient recommencé ; la ville de Saint-Macaire venait d'être prise par le duc d'Alençon ; toutes les autres places étaient menacées. Se voyant abandonnées par le roi d'Angleterre, les villes de Blaye, Bourg-sur-Gironde, Libourne, Saint-Émilion, Castillon, Saint-Macaire, Cadillac et Rions résolurent de pourvoir à leur sûreté commune en se confédérant sous le patronage de Bordeaux, avec promesse d'un mutuel secours.

BLAYE La Citadelle

Blaye - la citadelle

Mais il n'était pas au pouvoir des communes de conjurer l'orage prêt à fondre sur elles. La Guyenne ayant été envahie par le comte d'Armagnac, plusieurs places furent prises : la ville de Bourg-sur-Gironde fut assiégée ; cependant les troupes confédérées de Bordeaux et le secours d'une flotte anglaise obligèrent le comte d'Armagnac à lever le siège et à quitter la province.

 

Rions

Depuis cette époque jusqu'en 1451, pendant trente-six ans, la Guyenne ne vit point d'armée française dans son sein ; ses destinées et celles de la France se jouaient sur d'autres champs de bataille. Les Anglais n'y eurent même que de faibles garnisons ; ils comptaient sur les communes pour la défense du pays. Les seules hostilités dont la province fut passagèrement le théâtre se bornèrent à des rencontres de partisans sans importance, à des attaques de châteaux faites par les troupes communales.

 

A suivre...

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:50

  HISTOIRE DE MA GIRONDE

(9ème partie)

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photo prise dans "Les mémoires de l'Europe : L'Europe de la foi (800 à 1453)"    

De 1259 à 1356

Le traité de 1259 reconnait Henri III comme souverain des comtés de Périgord, Limousin, Saintonge, Quercy et Agenais, outre le Bordelais et la Gascogne dont il avait la possession sous la suzeraineté des rois de France. De ce partage du territoire, de cet équilibre de forces, de cet antagonisme, pouvait-il sortir autre chose que cette lutte acharnée dont le pays fut le théâtre et la victime jusqu'au triomphe définitif de Charles VII ?


 1259-1356-001.jpg

photo prise dans "Les mémoires de l'Europe : L'Europe de la foi (800 à 1453)" 


En 1292, les Anglais capturent en pleine paix des vaisseaux naviguant sous le pavillon de France. Philippe le Bel somme Édouard de comparaître devant les pairs pour y rendre raison de cette violation du droit des gens. Sur le refus du roi d'Angleterre, l'Aquitaine est confisquée par un arrêt. Les Français en occupent plusieurs villes à main armée. Édouard fait passer de nombreuses troupes dans la province menacée, sous les ordres des ducs de Richemond et de Lancastre, qui reprennent Blaye, Bourg, La Réole et Rions. Après une guerre de plusieurs années où les succès de part et d'autre se balancent, une double alliance entre la famille des Plantagenets et celle de France remet Édouard en possession de son duché en 1303.


 1259-1356-002.jpg

photo prise dans "Les mémoires de l'Europe : L'Europe de la foi (800 à 1453)" 


Les hostilités recommencent en 1324, à l'occasion d'un fort que Hugues de Montpezat s'était permis d'élever dans l'Agenais sur les limites françaises ; la prise de La Réole fait craindre au monarque anglais l'envahissement de ses domaines. Il se hâte de proposer un traité qui est accepté. En 1337, les prétentions qu'Édouard III élève à la couronne de France rallument la guerre. Le comte de Derby, son neveu, arrive en Guyenne en 1345 ; Langon, Libourne, Monségur, La Réole lui ouvrent leurs portes. Au comte de Derby succède le prince de Galles ; la bataille de Poitiers a été perdue par les Français ; le roi Jean est prisonnier (1356).


à suivre...

 

Ma Gironde en photos

CREON Maison du XVIIème siècle

Créon

 CUSSAC FORT MEDOC

Cussac-Fort Médoc

 

 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 12:43

  HISTOIRE DE MA GIRONDE

(8ème partie)

VERDELAIS - La Basilique

Verdelais - Basilique Notre-Dame  

 

Sous Jean sans Terre, les dévastations commises par les routiers, les exactions des baillis et sénéchaux anglais provoquèrent de nouveaux troubles. La situation ne fit qu'empirer sous Henri III (roi d'Angleterre), dont les mandataires ne respectaient même plus les immunités de l'Église. Tant d'excès et d'outrages lassèrent enfin la patience des opprimés. Toutes les paroisses de l'Entre-deux-Mers, en partie ruinées et dépeuplées, jetèrent ensemble un cri de détresse, et leurs plaintes furent transmises au roi, par l'archevêque et le clergé de Bordeaux, en 1235.

 

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Bazas (photo prise sur Flickr)

L'année suivante, il chargea deux commissaires d'informer des griefs articulés et de vérifier soigneusement la légalité des privilèges à invoquer. L'enquête eut lieu en présence de l'archevêque de Bordeaux, de l'évêque de Bazas, des abbés des deux diocèses, du maire et des jurats de Bordeaux, des barons et des principaux chevaliers de la Guyenne.

  SAUVETERRE DE GUYENNE 062

Sauveterre de Guyenne

Il était facile d'établir que les atteintes portées aux privilèges de la province, les excès commis par les routiers, les ravages momentanés d'une autre espèce de brigands qui, sous le nom de pastoureaux, inondèrent une partie de la Guyenne en 1259, et tous les désordres dont on se plaignait avaient pour cause première et principale l'absence de toute autorité centrale capable de se faire respecter et obéir ; mais quel était, à cette époque, le gouvernement qui pouvait donner une pareille sécurité à ses sujets ?

 

à suivre...

 

Ma Gironde en photos

 

CASTRES-GIRONDE 011Castres

CENAC Château Haut-Brignon

Cenac- Château Haut-Brignon

CLAOUEY 028

Claouey

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:00

  HISTOIRE DE MA GIRONDE

(7ème partie)

   BORDEAUX - sur les traces de Montaigne 028

La Place du Palais et la Porte Cailhau, ancienne demeure d'Aliénor d'Aquitaine

 

Après une longue série de luttes sanglantes, tantôt contre les Normands, tantôt contre les comtes d'Anjou, Guillaume dernier duc d'Aquitaine étant mort en pèlerinage sur les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sa fille Éléonore - plus connue sous le nom d'Aliénor d'Aquitaine - épouse Louis le Jeune, qui devint roi de France.

ALIENOR-002.jpg

Le divorce qui rompit quinze ans plus tard ce mariage remit Aliénor en possession de l'héritage paternel ; elle l'apporta en dot à Henri II d'Angleterre, avec lequel elle contracta une seconde union.

ALIENOR-001.jpg

L’établissement des princes anglais en France, origine de guerres si longues et si cruelles, source de tant de maux, valut aux habitants des villes les premières franchises communales dont l’histoire fasse mention, concessions accordées par la politique étrangère pour s’assurer les sympathies des populations que tant de liens devaient rattacher à la couronne de France ; Bordeaux et d’autres villes de la Gironde obtinrent, sous Henri II, le droit de se gouverner, d’élire leurs magistrats, de se défendre elles-mêmes et de n’être assujetties à aucun subside, s’il n’était librement consenti par le peuple.

ALIENOR.jpg

Ces améliorations n’étant guère profitables qu’aux villes, de sérieuses manifestations contre la domination anglaise signalèrent les règnes de Henri II et de Richard Coeur de Lion ; mais les barons aquitains furent toujours obligés de se soumettre.

 

à suivre...

 

Ma Gironde en photos

CANEJAN 010

Canéjan

CANTENAC 011

Cantenac

CASTELMORRON D'ALBRET 007

Castelmorron d'Albret

CASTELNAU-MEDOC 001

Castelnau-Médoc

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:47

 

HISTOIRE DE MA GIRONDE

(6ème partie)

   HISTOIRE-001.jpg

 

Pépin ne survécut que peu de jours à Waïfre, et laissa le trône à Charlemagne, qui, devenu maître de l'Aquitaine, en fit un royaume auquel il donna Toulouse pour capitale. Le fils de Waïfre, Loup poursuivit l'oeuvre de son père qu'il put voir vengé à Roncevaux ; malgré quelques succès passagers, il fut bientôt fait prisonnier et pendu ; ses fils tombèrent à ses côtés dans les combats ou se retirèrent en Espagne ; en eux finit la dynastie mérovingienne des ducs d'Aquitaine.

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En 778, à son retour d'Espagne, Charlemagne donna à son fils, Louis le Débonnaire, l'Aquitaine érigée de nouveau en royaume, avec Toulouse pour capitale. La nomination de Séguin au Comté de Bordeaux, la construction du château de Fronsac, la fondation douteuse de quelques églises, l'érection plus douteuse encore du tombeau du preux Roland à Bordeaux ou à Blaye (d'après certain), et le nom de Charlemagne resté en quelques endroits : voilà les seules traditions locales que le département de la Gironde ait conservées du règne de ce grand monarque.

Louis-le-debonnaire.jpgDevenu empereur, Louis le Débonnaire transféra le royaume d'Aquitaine à son fils Pépin. Celui-ci en mourant laissa un fils, Pépin II, qui fut déshérité par Louis le Débonnaire.

 

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Charles le Chauve

Charles le Chauve fut désigné comme roi d'Aquitaine ; mais Pépin II fit la .guerre à son oncle et l'obligea à traiter avec lui. Les Normands, qui ravageaient alors l'Aquitaine, ayant surpris et saccagé Bordeaux, les populations s'en prirent à Pépin, et le livrèrent à son oncle. Celui-ci lui ayant laissé ou rendu la liberté, Pépin finit par se jeter dans les bras des Normands, et fut pris combattant sous leurs enseignes. En 877, l'Aquitaine redevint un simple duché à charge d'hommage au roi, obligation que méconnurent les titulaires autant de fois qu'ils crurent pouvoir le faire sans danger.

 

à suivre...

 

Ma Gironde en photos

CAILLAU 003

Caillau

CAMARSAC - Le Château

Camarsac

CAMBES 029

Cambes

CAMEYRAC 021

Cameyrac

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 12:47

HISTOIRE DE MA GIRONDE

(5ème partie)

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Sous Dagobert déjà, les Aquitains mécontents avaient réclamé par une révolte l'indépendance de leur province et le titre de royaume ; vaincus, ils avaient dû accepter la position qui leur était faite ; la lutte devint plus ardente quand elle eut pour aliment la rivalité des ducs contre les maires devenus tout-puissants.

6973015375_e11b845e87.jpgLes ducs avaient à se défendre contre d'autres ennemis ; n'étaient-ils pas les sentinelles avancées de la monarchie contre les Sarrasins qui menaçaient les provinces méridionales ? Eudes, dans un moment de péril suprême, fit alliance avec Charles Martel ; mais les secours qu'il en attendait n'arrivèrent point assez tôt pour préserver ses domaines des calamités qu'une invasion traîne après elle.

 

La Garonne fut franchie, Bordeaux pris d'assaut ; la ville, déjà riche, fut livrée au pillage, et son gouverneur mis à mort. La victoire qui succéda à ces jours d'épreuves, victoire dont Charles Martel sut garder toute la gloire et tout, le profit, eut pour le duché des conséquences presque aussi déplorables ; les fils de Charles Martel, jaloux de l'importance que prenait cette province, voulurent la reconquérir à la couronne. Pépin et Carloman entrèrent en Aquitaine et mirent la frontière à feu et à sang. Hunold, héritier du duc Eudes, consentit à ce qu'on exigeait de lui : il se reconnut comme vassal des ennemis qui venaient si injustement le dépouiller ; puis, sentant son insuffisance pour une lutte qui menaçait de se prolonger, il se fit moine et laissa à son frère Waïfre le soin de le venger et de défendre l'héritage paternel.

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Waifre

Ce jeune prince, doué d'une grande force de corps et d'âme, aurait réparé les désastres de sa famille, s'ils avaient pu l'être par l'intelligence et le courage.

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Pépin

Pépin lui déclara la guerre, une guerre d'extermination, poursuivie pendant plusieurs années avec un acharnement qu'égala seule l'opiniâtreté de la défense. Tout ce que pouvaient la valeur et la ruse, Waïfre le tenta. Presque toujours vaincu, souvent trahi, jamais abattu, poussé de revers en revers jusqu'au fond des forêts de la Double (Edobola), son dernier refuge, il serait mort en combattant, si l'or de Pépin n'avait pas suscité des traîtres. Ils l'assassinèrent la nuit, sous sa tente, le 2 juin 768.

.

à suivre...

 

Ma Gironde en photos - CADILLAC

 

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CADILLAC - Château Fayau

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  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. 
Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.
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