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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:00

Promenade à Blanquefort

Une découverte amusante et un conte bien sympa. J'ai trouvé ce panneau dans un parc à Blanquefort. Est-ce que cela ne vous donne pas envie d'aller faire de la randonnée ?

 

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 08:00

DICTON DE LA RANDONNEE

19 AOÛTEUDES/EUDINE/EUDELINE

VELINES - Les jardins de Sardy

Vélines - les jardins de Sardy

A la Saint Eudes, c’est jamais l’heure, alors à la Sainte Eudine mange des sardines, à la Sainte Eudeline ne fais pas ta maline, mets ta capeline en mousseline et va à Vélines

 

Sardines – Alain SOUCHON

 

Sardines, tomates belles,
Crabe en sauce et thon au naturel,
Tout ce que j'aime, ça m'énerve,
C'est dans du fer blanc,
Comme cet amour que je conserve
Là-dedans.
L'amour, tu rigoles,
Ça peut se gâter : la boîte se gondole.
T'es malade sans baiser, sans soupir.
Tu peux te coucher : tu pourras pas dormir.

Docteur des songes,
Lavez-moi le coeur avec une éponge.
Ça me pique, ça me brûle, c'est pas normal.
Ce qui me faisait du bien,
Ça m'fait plus qu'du mal.

C'est qu'j'aime plus ma vie
Depuis que dans ma boite y a une photo pâlie,
Quelqu'un, personne, est-ce que je sais ?
Pourriez-vous me donner du feu, s'il vous plaît ?

Parce que sardines, tomates belles,
Crabe en sauce et thon au naturel,
Tout ce que j'aime, ça m'énerve,
C'est dans du fer blanc,
Comme cet amour que je conserve
Là-dedans.
L'amour, tu rigoles,
Ça peut se gâter : la boîte se gondole.
T'es malade sans baiser, sans soupir.
Tu peux te coucher : tu pourras pas dormir.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 07:53

DICTON DE LA RANDONNEE

18 AOÛTHELENE

LA ROCHEFOUCAULD 032

 A la Saint Hélène, si tu veux voir une baleine va à Arcachon, à la Rochefoucault tu peux rencontrer la châtelaine, prend la route de Lacanau  si tu veux visiter Sainte Hélène, pour dessert tu peux manger une poire Belle Hélène mais pour la randonnée choisis des madeleines .

 

Les Sabots d’Hélène. Georges BRASSENS

 

Les sabots d'Hélène
Etaient tout crottés
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

[Refrain] :
Moi j'ai pris la peine
De les déchausser
Les sabots d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Dans les sabots de la pauvre Hélène
Dans ses sabots crottés
Moi j'ai trouvé les pieds d'une reine
Et je les ai gardés

Son jupon de laine
Etait tout mité
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

[Refrain]
Et le cœur d'Hélène
N'savait pas chanter
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau
[Refrain]

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 07:37
DICTON DE LA RANDONNEE
17 AOÛTHYACINTHE 
port de Biganos
A la Saint Hyacinthe,  la marche te fera du bien si tu es enceinte, évite de boire trop d’absinthe et sans aucune plainte  sors de dessous ta courtepointe pour suivre les chemins du soleil, tu en gagneras une bonne teinte.

L’Absinthe – BARBARA
 
Refrain
Ils buvaient de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
L' un s' appelait Verlaine,
L' autre, c' était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l' eau,
Toi, tu n' es pas Verlaine,
Toi, tu n' est pas Rimbaud,
Mais quand tu dis "je t' aime",
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud,
 
 
Pourtant que j' aime entendre,
Encore et puis encore,
La chanson des amours,
Quand il pleut sur la ville,
La chanson des amours,
Quand il pleut dans mon cœur,
Et qu' on a l' âme grise,
Et que les violons pleurent,
Pourtant, je veux l' entendre,
Encore et puis encore,
Tu sais qu' elle m' enivre,
La chanson de ceux-là,
Qui s' aiment et qui en meurent,
Et si j' ai l' âme grise,
Tu sécheras mes pleurs,
 
Refrain
Car je voudrais connaître,
Ces alcools dorés, qui leur grisaient le cœur,
Et qui saoulaient leur peine,
Oh, fais-les-moi connaître,
Ces alcools d' or, qui nous grisent le cœur,
Et coulent dans nos veines,
Et verse-m' en à boire,
Encore et puis encore,
Voilà que je m' enivre,
Je suis ton bateau ivre,
Avec toi, je dérive,

Et j' aime et j' en meurs,
Les vapeurs de l' absinthe,
M' embrument,
Je vois des fleurs qui grimpent,
Au velours des rideaux,
Quelle est donc cette plainte,
Lourde comme un sanglot,
Ce sont eux qui reviennent,
Encore et puis encore,
Au vent glacé d' hiver,
Entends-les qui se traînent,
Les pendus de Verlaine,
Les noyés de Rimbaud,
Que la mort a figés,
Aux eaux noires de la Seine,
J' ai mal de les entendre,
Encore et puis encore,
Oh, que ce bateau ivre,
Nous mène à la dérive,
Qu' il sombre au fond des eaux,
Et qu' avec toi, je meurs,

On a bu de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
Et je t' aime, je t' aime,
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud...
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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 07:00

COZES UNE VILLE AVEC UN RICHE PASSE

      

Dernière étape de notre périple charentais à Cozes. Un joli village aux allures prospères.

Françoise, tu n'es pas assez large pour cacher le panneau !

Il est situé sur la voie romaine menant de Saintes au site du Fâ. Au Moyen-Age, Cozes est une étape importante sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle : venant de Trizay ou Saint-Jean d'Angle, les pèlerins traversent le bourg pour rejoindre Arces sur Gironde, puis Talmont.

La vie protestante fut très active à Cozes pendant le XVIIème siècle, jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes. Au XVIIIème siècle, un temple est édifié à l'extérieur du village. En 1817, le premier temple étant en très mauvais état, les diacres décident d'en construire un nouveau, en ville, il est achevé en 1821.

Ses habitants sont les Cozillons et les Cozillonnes.


 

L'église Saint-Pierre fut construite au XIIème siècle et reconstruite en partie au XVIIIème mais elle conserva son sanctuaire du XIIIème siècle.

 regardez les sculptures sur les piliers sont une représentation d'une fable de La Fontaine - la cigogne et le renard

Le clocher octogonal date du XVème siècle. À cette époque, le clocher était un carillon de 7 cloches, un des plus prestigieux de la région. Mais ce clocher servit aussi au ralliement des révoltés. 

En 1548, Cozes est de ces paroisses qui se soulèvent contre l'introduction de la Gabelle et les abus qu'elle suscite.

Au cours d'une révolte connue sous le nom de Jacquerie des Pitauds, la répression, menée par le connétable Anne de Montmorency, est féroce. « Il faut, dit-il, pour rétablir l'obéissance dans les contrées révoltées, exterminer jusqu'au dernier de leurs habitants pour les repeupler de nouvelles familles ».


En 2000, les vitraux ont été restaurés et une rampe d'accès fut installée pour les handicapés. 
L'église est classée aux monuments historiques depuis 1928.

Plusieurs halles se sont succédé au fil des siècles. Les halles actuelles datent en partie du XVIIIème siècle, mais ont gardé des piliers en bois du XVème siècle sur une assise du XIVème siècle. Certains éléments de la charpente sont des XVII et XVIIIème siècle. Les halles appartenaient aux notables de la ville, au seigneur ou au prieur. 

 

J'espère que vous aurez pris autant de plaisir que nous dans ce périple qui est maintenant terminé. Il y aura quelques insolites à la fin de l'été pour s'amuser un peu.

 

A bientôt.

 

 

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 07:50

Toujours en Charente-Martime, Arces-sur-Gironde

Nous quittons le site du Fâ pour aller visiter l'église Saint-Martin, d'Arces-sur-Gironde. Elle est citée sur la plaquette de Talmont comme un monument à ne pas rater. Alors en route.

Ce village comme celui de Barzan remonte à l'époque romaine. On a retrouvé des restes de poteries, terres cuites et amphores qui l'atteste.

Ces habitants sont les Arcillons et Arcillonnes.

Les origines de cette église semblent remonter au moins au XIème siècle. Cédée en 1086 à l'abbaye Saint-Étienne de Vaux, elle sera reconstruite au cours du XIIème siècle. De cette période date son abside à trois pans, de style roman, seul vestige de l'édifice originel, qui sera considérablement remanié au cours de son histoire.

D'importants travaux ont lieu à partir de 1670, lesquels modifieront la structure de la nef. La façade, quant à elle, fut édifiée en 1703. Elle se compose d'une porte à fronton triangulaire brisé, surmontée d'une baie rectangulaire, et est encadrée par deux contreforts massifs.

Le sanctuaire est composé d'une nef unique de deux travées, coupée par un transept prolongé par deux chapelles seigneuriales gothiques, qui ont remplacé les absidioles romanes au XIXème siècle. Le clocher octogonal, surmonté d'une flèche d'ardoise, se dresse à la croisée du transept. La décoration de l'abside fut entièrement repensée au XIXème siècle : de cette époque datent les fresques murales et la voûte céleste peinte sur le cul de four.
Les vitraux et la statuaire ornant l'édifice datent également de cette même époque. Le retable qui se trouve dans le choeur fut restauré en 1994.

L'église fut classée monument historique le 19 janvier 1911.  

 

Nous terminerons notre périple charentais à Cozes

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 07:50

Au Fâ j'ai rencontré un légionnaire

En attendant notre guide nous avons tout d'abord visité le musée dans lequel sont exposés différents objets trouvés lors des fouilles. 

Après la visite des thermes nous irons assisté à un atelier sur l'armée romaine. On découvre les différentes pièces des costumes des différents membres de cette armée.

légionnaire

Les spartiates sont faites dans un unique morceau de cuir, la semelle est cloutée pour que le bruit de l'armée qui s'avance effraie l'ennemi

En bas de l'échelle hiérarchique, il y a l'homme de troupe : le légionnaire de deuxième classe. Il fait les  corvées du camp. Il faut savoir que l'armée faisait environ 40 km par jour et en arrivant devait construire un campement.

les sangles sont ornées des décorations obtenues dans des combats

selon le grade, la crête sur le casque est d'avant en arrière ou en travers

Le légionnaire qui s'est distingué au combat accède à la première classe, ce qui le dispense des corvées. Le légionnaire ne peut espérer dépasser le grade de centurion. Il portait 35 kg de bagages.

dans la malle, le légionnaire porte couverture, gamelle et au moins deux jours de repas

Les centurions sont les officiers subalternes. Ils sont 60 par légion. Ils commandent une centurie, c'est-à-dire de 60 à 100 hommes. Comme deux centuries sont groupées en manipule, le centurion de la première centurie commande la manipule entière, alors que son collègue, le centurion de la deuxième centurie, ne commande sa centurie qu'en second et éventuellement remplace le premier centurion défaillant.

entraînement au lancer du pilum

Le centurion primipile celui qui commande la première centurie de la première manipule de la première cohorte, est l'officier subalterne de la légion au grade le plus élevé. Certains centurions peuvent espérer devenir officiers supérieurs, c'est-à-dire tribum militaire.

Les tribuns militaires sont les officiers supérieurs. Il y en six par légion. Ils sont toujours d'origine romaine, y compris pour ceux qui commandent les troupes des peuples alliés de Rome. Trois tribuns sont nommés par le général en chef qui les choisit parmi les centurions. Trois tribuns sont élus par les comices tributes au début de chaque campagne militaire annuelle. Ils sont recrutés parmi les fils de sénateurs et de chevaliers. Chacun des tribuns commande dix centuries et à tour de rôle la légion entière.

     A bientôt à Arces-sur-Gironde 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 07:55

le Fâ

Nous avons quitté Talmont pour nous rendre sur le site gallo-romain du Fâ à Barzan. Nous choisissons de faire la visite avec un guide. Je vais vous montrer tout ce qu'elle nous a expliqué mais je ne suis pas sûre de retrouver les bons termes en visitant tout d'abord les thermes.

Le site archéologique du Fâ serait l'une des plus importantes villes porturaires gallo-romaines de la façade Atlantique.

Aujourd'hui, il dévoile peu à peu une ville prospère ayant un rôle économique de premier plan, en lien avec Mediolanum (Saintes) ou Burdigala (Bordeaux) mais également le reste de l'Empire romain.

La fouille des thermes est achevée dans sa partie nord. Elles ont permis de démontrer que l'alimentation en eau des thermes se faisait par un grand puits rectangulaire (3 m × 4,4 m d'une profondeur de 16 m) muni d'un système d'élévation, type noria, dont la machinerie en bois, effondrée dans le puits, est en cours d'étude. 

 

canalisation : la partie centrale (plus foncée) est d'origine, les autres ont été reconstituées

vestiges du sudatorium (sauna)

bassin pour le bain chaud reconstitué en partie

l'air chaud circulait dans le sous-sol grâce aux feux allumés dans des fours allimentés en bois jour et nuit

le puits qui n'a pas encore révélé tous ses trésors

maquette reconstituée des thermes

 

à suivre la visite du musée et l'atelier de l'armée romaine et tir au pilum.

 

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 08:00

Annie sort son baume antimoustic à Bommes

des passages délicats

J'ai fait une belle randonnée de 16 km sur les bords du Ciron.

Cette randonnée des amis de l'été, organisée par Annie et Michel était animée par Nicole pour 12 participants. Elle n'avait pas reconnu la totalité du parcours mais elle a su nous conduire au travers des sentiers ombragés très agréables.

Francis raconte une blague, Annie souffle ? et Michel trône sur son siège

Nous sommes partis de la base nautique de Bommes, très fréquentée par les kayakistes qui trouvent sur le Ciron un lieu magnifique pour ce sport.

non mais... c'est qui qu'est pourrie ?

église de Léogeats

Eglise de Bommes

La Gironde est en zone orange pour les moustiques et là nous avons eu la preuve de leur existence. Le temps de sortir les bombes ils avaient attaqué férocement. Ils étaient voraces, il fallait en remettre plusieurs fois par jour, ils trouvaient toujours un endroit où se faufiler. Annie a vaporiser tous ceux qui n'avaient rien apporter pour les faire fuir.

de jolis chemins

un passage à gué original, bizarre ce blanc que je n'ai pas remarqué quand j'ai fait la photo  

  

      le tronc d'un arbre gigantesque, 

le haut du même arbre, magnifique !

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 07:33

DICTON DE LA RANDONNEE

11 AOÛTCLAIRE 

 Vézère et Dordogne

A la Sainte Claire, évite la bière si tu ne veux pas ressembler à une chambre à air, va faire du kayak sur la Vézère ou une randonnée dans les forêts pour visiter des palombières

Claire - Victor HUGO

 Quoi donc ! la vôtre aussi ! la vôtre suit la mienne !
O mère au coeur profond, mère, vous avez beau
Laisser la porte ouverte afin qu'elle revienne,
Cette pierre là-bas dans l'herbe est un tombeau !

La mienne disparut dans les flots qui se mêlent ;
Alors, ce fut ton tour, Claire, et tu t'envolas.
Est-ce donc que là-haut dans l'ombre elles s'appellent,
Qu'elles s'en vont ainsi l'une après l'autre, hélas ?

Enfant qui rayonnais, qui chassais la tristesse,
Que ta mère jadis berçait de sa chanson,
Qui d'abord la charmas avec ta petitesse
Et plus tard lui remplis de clarté l'horizon,

Voilà donc que tu dors sous cette pierre grise !
Voilà que tu n'es plus, ayant à peine été !
L'astre attire le lys, et te voilà reprise,
O vierge, par l'azur, cette virginité !

Te voilà remontée au firmament sublime,
Échappée aux grands cieux comme la grive aux bois,
Et, flamme, aile, hymne, odeur, replongée à l'abîme
Des rayons, des amours, des parfums et des voix !


Nous ne t'entendrons plus rire en notre nuit noire.
Nous voyons seulement, comme pour nous bénir,
Errer dans notre ciel et dans notre mémoire
Ta figure, nuage, et ton nom, souvenir !

Pressentais-tu déjà ton sombre épithalame ?
Marchant sur notre monde à pas silencieux,
De tous les idéals tu composais ton âme,
Comme si tu faisais un bouquet pour les cieux !

En te voyant si calme et toute lumineuse,
Les coeurs les plus saignants ne haïssaient plus rien.
Tu passais parmi nous comme Ruth la glaneuse ,
Et, comme Ruth l'épi, tu ramassais le bien.

La nature, ô front pur, versait sur toi sa grâce,
L'aurore sa candeur, et les champs leur bonté ;
Et nous retrouvions, nous sur qui la douleur passe,
Toute cette douceur dans toute ta beauté !

Chaste, elle paraissait ne pas être autre chose
Que la forme qui sort des cieux éblouissants ;
Et de tous les rosiers elle semblait la rose,
Et de tous les amours elle semblait l'encens.

Ceux qui n'ont pas connu cette charmante fille
Ne peuvent pas savoir ce qu'était ce regard
Transparent comme l'eau qui s'égaie et qui brille
Quand l'étoile surgit sur l'océan hagard.

Elle était simple, franche, humble, naïve et bonne ;
Chantant à demi-voix son chant d'illusion,
Ayant je ne sais quoi dans toute sa personne
De vague et de lointain comme la vision.

On sentait qu'elle avait peu de temps sur la terre,
Qu'elle n'apparaissait que pour s'évanouir,
Et qu'elle acceptait peu sa vie involontaire ;
Et la tombe semblait par moments l'éblouir.

Elle a passé dans l'ombre où l'homme se résigne ;
Le vent sombre soufflait ; elle a passé sans bruit,
Belle, candide, ainsi qu'une plume de cygne
Qui reste blanche, même en traversant la nuit !

Elle s'en est allée à l'aube qui se lève,
Lueur dans le matin, vertu dans le ciel bleu,
Bouche qui n'a connu que le baiser du rêve,
Ame qui n'a dormi que dans le lit de Dieu !

Nous voici maintenant en proie aux deuils sans bornes,
Mère, à genoux tous deux sur des cercueils sacrés,
Regardant à jamais dans les ténèbres mornes
La disparition des êtres adorés !

Croire qu'ils resteraient ! quel songe ! Dieu les presse.
Même quand leurs bras blancs sont autour de nos cous,
Un vent du ciel profond fait frissonner sans cesse
Ces fantômes charmants que nous croyons à nous.

Ils sont là, près de nous, jouant sur notre route ;
Ils ne dédaignent pas notre soleil obscur,
Et derrière eux, et sans que leur candeur s'en doute,
Leurs ailes font parfois de l'ombre sur le mur.

Ils viennent sous nos toits ; avec nous ils demeurent ;
Nous leur disons : Ma fille, ou : Mon fils ; ils sont doux,
Riants, joyeux, nous font une caresse, et meurent. -
O mère, ce sont là les anges, voyez-vous !

C'est une volonté du sort, pour nous sévère,
Qu'ils rentrent vite au ciel resté pour eux ouvert ;
Et qu'avant d'avoir mis leur lèvre à notre verre,
Avant d'avoir rien fait et d'avoir rien souffert,

Ils partent radieux ; et qu'ignorant l'envie,
L'erreur, l'orgueil, le mal, la haine, la douleur,
Tous ces êtres bénis s'envolent de la vie
A l'âge où la prunelle innocente est en fleur !

Nous qui sommes démons ou qui sommes apôtres,
Nous devons travailler, attendre, préparer ;
Pensifs, nous expions pour nous-même ou pour d'autres ;
Notre chair doit saigner, nos yeux doivent pleurer.

Eux, ils sont l'air qui fuit, l'oiseau qui ne se pose
Qu'un instant, le soupir qui vole, avril vermeil
Qui brille et passe ; ils sont le parfum de la rose
Qui va rejoindre aux cieux le rayon du soleil !

Ils ont ce grand dégoût mystérieux de l'âme
Pour notre chair coupable et pour notre destin ;
Ils ont, êtres rêveurs qu'un autre azur réclame,
Je ne sais quelle soif de mourir le matin !

Ils sont l'étoile d'or se couchant dans l'aurore,
Mourant pour nous, naissant pour l'autre firmament ;
Car la mort, quand un astre en son sein vient éclore,
Continue, au delà, l'épanouissement !

Oui, mère, ce sont là les élus du mystère,
Les envoyés divins, les ailés, les vainqueurs,
A qui Dieu n'a permis que d'effleurer la terre
Pour faire un peu de joie à quelques pauvres coeurs.

Comme l'ange à Jacob, comme Jésus à Pierre,
Ils viennent jusqu'à nous qui loin d'eux étouffons,
Beaux, purs, et chacun d'eux portant sous sa paupière
La sereine clarté des paradis profonds.

Puis, quand ils ont, pieux, baisé toutes nos plaies,
Pansé notre douleur, azuré nos raisons,
Et fait luire un moment l'aube à travers nos claies,
Et chanté la chanson du ciel dam nos maisons,

Ils retournent là-haut parler à Dieu des hommes,
Et, pour lui faire voir quel est notre chemin,
Tout ce que nous souffrons et tout ce que nous sommes,
S'en vont avec un peu de terre dans la main.

Ils s'en vont ; c'est tantôt l'éclair qui les emporte,
Tantôt un mal plus fort que nos soins superflus.
Alors, nous, pâles, froids, l'oeil fixé sur la porte,
Nous ne savons plus rien, sinon qu'ils ne sont plus.

Nous disons : - A quoi bon l'âtre sans étincelles ?
A quoi bon la maison où ne sont plus leurs pas ?
A quoi bon la ramée où ne sont plus les ailes ?
Qui donc attendons-nous s'ils ne reviendront pas ? -

Ils sont partis, pareils au bruit qui sort des lyres.
Et nous restons là, seuls, près du gouffre où tout fuit,
Tristes ; et la lueur de leurs charmants sourires
Parfois nous apparaît vaguement dans la nuit.

Car ils sont revenus, et c'est là le mystère ;
Nous entendons quelqu'un flotter, un souffle errer,
Des robes effleurer notre seuil solitaire,
Et cela fait alors que nous pouvons pleurer.

Nous sentons frissonner leurs cheveux dans notre ombre ;
Nous sentons, lorsqu'ayant la lassitude en nous,
Nous nous levons après quelque prière sombre,
Leurs blanches mains toucher doucement nos genoux.

Ils nous disent tout bas de leur voix la plus tendre :
"Mon père, encore un peu ! ma mère, encore un jour !
"M'entends-tu ? je suis là, je reste pour t'attendre
"Sur l'échelon d'en bas de l'échelle d'amour.

"Je t'attends pour pouvoir nous en aller ensemble.
"Cette vie est amère, et tu vas en sortir.
"Pauvre coeur, ne crains rien, Dieu vit ! la mort rassemble.
"Tu redeviendras ange ayant été martyr."

Oh ! quand donc viendrez-vous ? Vous retrouver, c'est naître.
Quand verrons-nous, ainsi qu'un idéal flambeau,
La douce étoile mort, rayonnante, apparaître
A ce noir horizon qu'on nomme le tombeau ?

Quand nous en irons-nous où vous êtes, colombes !
Où sont les enfants morts et les printemps enfuis,
Et tous les chers amours dont nous sommes les tombes,
Et toutes les clartés dont nous sommes les nuits ?

Vers ce grand ciel clément où sont tous les dictames,
Les aimés, les absents, les êtres purs et doux,
Les baisers des esprits et les regards des âmes,
Quand nous en irons-nous ? quand nous en irons-nous ?

Quand nous en irons-nous où sont l'aube et la foudre ?
Quand verrons-nous, déjà libres, hommes encor,
Notre chair ténébreuse en rayons se dissoudre,
Et nos pieds faits de nuit éclore en ailes d'or ?

Quand nous enfuirons-nous dans la joie infinie
Où les hymnes vivants sont des anges voilés,
Où l'on voit, à travers l'azur de l'harmonie,
La strophe bleue errer sur les luths étoilés ?

Quand viendrez-vous chercher notre humble coeur qui sombre ?
Quand nous reprendrez-vous à ce monde charnel,
Pour nous bercer ensemble aux profondeurs de l'ombre,
Sous l'éblouissement du regard éternel ? 

 

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  • : Découverte de la randonnée en particulier en Gironde et quelques départements voisins. La randonnée permet aussi de faire de belles rencontres, de se faire des ami(e)s. C'est aussi de belles photos souvenirs qui alimentent mes albums.
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  • J'ai commencé la randonnée en 2006 et depuis je marche sans me lasser. Mes autres passions, la lecture, l'histoire et la photo. 
Timide, réservée, fidèle et toujours disponible pour sa famille et ses ami(e)s voilà c'est moi.
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